Accueil / Bourse / Le Cac 40 reprend les 5.000 points en attendant la Fed

Le Cac 40 reprend les 5.000 points en attendant la Fed

Le Cac 40 reprend les 5.000 points en attendant la Fed

La Bourse de Paris a reconquis le seuil des 5.000 points au terme d’une séance marquée par les nombreuses publications de résultats semestriels. L’attente de la décision de politique monétaire de la Fed, ce soir à 20 heures, a toutefois freiné la tendance.

S’il faut attendre demain pour voir un tsunami de publications déferler sur la Bourse de Paris, les copies rendues hier soir et ce matin ont déjà donné aux investisseurs du grain à moudre. Pas moins de sept composantes de l’indice parisien ont fait état de leurs comptes semestriels, avec un bilan globalement positif qui a permis au Cac 40 de regagner le seuil des 5.000 points. La tendance a également été soutenue par le rebond de 3,4% de la Bourse de Shanghai cette nuit, et, en fin de séance, par un rebond des cours du pétrole. Toutefois, la Réserve fédérale américaine doit rendre compte, ce soir à 20 heures, de sa décision de politique monétaire. Le communiqué sera décortiqué en long et en large par des investisseurs attentifs au moindre indice concernant le calendrier d’une future hausse des taux d’intérêts.

Le Cac 40 a gagné 0,81% à 5.017,44 points dans un volume d’affaires de 4,2 milliard d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien a pris 0,70%, le Dax de la Bourse de Francfort 0,20% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro 0,28%. A New York, le Dow Jones engrange 0,24%, le S&P 500 …% et le Nasdaq Composite est stable.

C’est jour de Fed, les marchés sur leur réserve

« Chaque jour de Fed qui n’est pas suivi d’une conférence de presse est caractérisé par la prudence » a expliqué Art Hogan, responsable de la stratégie chez Wunderlich Securities, à CNBC. Sans explication supplémentaire de la part de la présidente Janet Yellen, les opérateurs sont livrés à eux-mêmes. S’il est indéniable que la banque centrale américaine va bientôt devoir remonter ses taux d’intérêts, compte tenu de l’amélioration progressive de l’économie américaine, il est pourtant peu probable de la voir annoncer un changement significatif de sa politique dès ce soir. Les analystes tablent généralement sur le maintien du taux des Fed funds à leur plus bas historique et sur un possible tour de vis, le premier depuis 2006, en septembre. Toutefois, la probabilité qu’il intervienne en décembre est de plus en plus élevée. Lors de ses récentes auditions devant le Congrès, Janet Yellen n’a ni écarté un durcissement en septembre ni suggéré qu’une telle décision était acquise. Avec plusieurs statistiques concernant l’emploi, l’inflation et la croissance programmées avant la réunion du FOMC de septembre, la Fed ne devrait guère donner d’indications précises sur ses intentions, écrivaient Michael Gapen et Rob Martin, économistes chez Barclays, dans une note ce matin.

Les stocks de pétrole américain font remonter les cours

Publiés une heure avant la clôture de la Bourse de Paris, les stocks de pétrole brut ont diminué de 4,2 millions de barils à 459,68 millions aux Etats-Unis la semaine dernière, selon les données publiées par l’Energy Information Administration (EIA). Le consensus tablait sur une diminution nettement moins marquée de 0,18 million de barils. Les cours de l’or noir ont immédiatement rebondi, entraînant avec eux les valeurs pétrolières dans un regain de confiance sur la consommation d’hydrocarbures.

Toujours aux Etats-Unis, les promesses de vente de logements ont diminué de 1,8% le mois dernier, soit leur premier repli en un an, contre une hausse de 0,9% anticipée par le consensus Bloomberg. La progression du mois de mai a par ailleurs été révisée de +0,9% à +0,6%. A Wall Street, l’action Twitter chute de 13,5%, la faible croissance mensuelle du nombre de ses utilisateurs contrebalançant des résultats et un chiffre d’affaires meilleurs que prévu au deuxième trimestre. Le géant des réseaux sociaux Facebook publiera ses comptes trimestriels après la clôture de Wall Street.

Du côté des résultats, un peloton de tête emmené par Peugeot…

Peugeot a dégagé son premier bénéfice net semestriel depuis 2011, ce qui lui a valu une ovation boursière. Le titre a gagné 6,04% à 18,86 euros. Son concurrent Renault (+1,19% à 90,35) a quant à lui été soutenu par la progression plus forte que prévu du bénéfice net trimestriel de Nissan sur fond de forte demande en Europe.

LVMH (+1,93% à 169 euros) a bénéficié d’un effet de change favorable et de l’accélération de sa croissance organique au deuxième trimestre, grâce à sa division mode-maroquinerie.

Total (+2,54% à 44,32 euros) a fait preuve de résistance en dégageant un résultat net ajusté supérieur aux attentes au deuxième trimestre, d’autant que sa production d’hydrocarbures a progressé de 12% sur la période. Le rebond des cours de l’or noir en fin de séance a permis au titre de creuser l’écart.

… Et des retardataires, Solvay fermant la marche

Schneider Electric a terminé la séance sur une hausse (+0,13 à 62,64 euros) in extremis, après avoir perdu près de 4% dans la matinée. L’équipementier électrique table désormais sur une baisse modérée de sa marge d’excédent brut d’exploitation par rapport à celle de 13,9% dégagée en 2014, alors qu’il l’attendait en légère hausse auparavant.

Solvay alâché 2,97% à 124,20 euros après l’annonce d’une augmentation de capital de 1,5 milliard destinée à financer en partie le rachat de son concurrent américain Cytec pour 5 milliards d’euros. Le chimiste a par ailleurs publié un résultat brut ajusté en hausse de 8,1% à 500 millions d’euros au deuxième trimestre, comme attendu par le consensus (499 millions).

LafargeHolcim a abandonné 0,52% à 64,73 euros. Le cimentier a annoncé viser une croissance de ses marges et de sa rentabilité au second semestre par le biais d’économies et d’une réduction des investissements. En attendant, les deux groupes composant la nouvelle entité ont publié séparément leurs résultats trimestriels jugés décevants. Le français a ainsi accusé une perte nette sur la période en raison d’éléments comptables, tandis que le suisse a vu son chiffre d’affaires diminuer.

A LIRE EGALEMENT, la revue des recommandations d’analystes.

Vincent Branchet
lesechos.fr

Aller en haut