samedi 14 décembre 2019
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Le cash, bientôt de l’histoire ancienne

Le cash, bientôt de l’histoire ancienne

A l’ère du tout numérique, pièces et billets de banque pourraient bientôt tirer leur révérence, explique « The Economist ».

Adieu, billets et petites pièces. Selon « The Economist » , l’avenir se fera sans monnaie physique. Une tendance déjà observée dans plusieurs pays développés, où cartes de crédit et smartphones ont pris le pas sur les transactions traditionnelles. C’est le cas de la Suède où les paiements en cash, par personne, se sont écroulés de 80 % en dix ans. En Chine également où les transactions numériques ont augmenté de 34 % en 2017.

Pour le magazine de référence sur l’économie, l’essoufflement de l’argent liquide s’explique par deux facteurs. D’une part, la demande. Les jeunes consommateurs veulent des systèmes de payement rapide et qui s’intègrent dans leur quotidien digitalisé. D’autre part, la monnaie physique représente un coût trop élevé (distributeurs de billets, camion de transports sécurisés…) pour les compagnies financières.

Franchir le pas du numérique, c’est limiter la vulnérabilité des commerces et des consommateurs. C’est aussi, pour les gouvernements, pouvoir contrôler les fraudes et les tentatives d’évasion fiscales.

Bien que le récent vol de données subit par banque américaine Capital One puisse refroidir, une dématérialisation totale est atteignable, mais à plusieurs conditions. D’abord, les gouvernements doivent veiller à ce que le monopole des banques centrales sur la monnaie fiduciaire ne se transforme pas, in fine, en monopoles privés sur la monnaie numérique. Autrement dit, il ne faut pas laisser à quelques compagnies de carte de crédit la mainmise sur les paiements numériques. Ensuite, il faut s’assurer que la confidentialité des données clients soit garantie par les banques. Enfin, cette digitalisation doit se faire pas à pas. « The Economist » propose une période de transition de 10 ans pour donner le temps aux citoyens des pays en développement de se « bancariser ».

SABRINA FEKIH
lesechos

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