mercredi 21 octobre 2020
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Le Centre mondial pour l’adaptation a ouvert son bureau africain au siège de la BAD

Le Centre mondial pour l’adaptation a ouvert son bureau africain au siège de la BAD

Les dirigeants africains ont salué, ce mercredi, l’ouverture, en Afrique, d’un bureau régional du Centre mondial pour l’adaptation (GCA), exprimant l’espoir qu’il contribuera à appuyer les efforts du continent dans sa lutte contre le changement climatique.

Dans leurs discours prononcés pour le lancement virtuel du GCA Afrique, les dirigeants ont déclaré que le Centre pourrait également permettre une reprise plus résiliente après la pandémie de Covid-19 qui, selon eux, a davantage aggravé les vulnérabilités déjà induites par le climat.

« Notre objectif, pour l’après Covid‑19, ne sera pas seulement de nous relever et de mieux reconstruire, mais aussi de le faire d’une manière soucieuse des impondérables du climat », a déclaré la présidente de l’Ethiopie, Sahle-Work Zewde. « Il n’y a pas de rappel plus brutal de l’impérieuse nécessité d’agir que l’impact dévastateur des changements climatiques dont nous sommes les témoins aujourd’hui. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous mobiliser plus que jamais pour sauver la planète. Et le temps ne joue pas en notre faveur ! », a-t-elle souligné.

C’est dans les locaux du siège de la Banque à Abidjan, la capitale commerciale ivoirienne, que le GCA Afrique travaillera avec des partenaires sur l’ensemble du continent pour accélérer les mesures d’adaptation qui aideront à protéger les communautés africaines des effets du changement climatique.

Plusieurs dirigeants régionaux et mondiaux ont pris part à la cérémonie de lancement : Ban Ki-moon, ancien Secrétaire général des Nations unies et actuel co-président du Centre mondial pour l’adaptation, Nana Akufo-Addole, président du Ghana, Uhuru Kenyatta, président du Kenya, Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement, et Patrick Verkooijen, PDG du GCA.

Des discours ont aussi été prononcés par plusieurs représentants de la Commission de l’Union africaine, par la vice-Secrétaire générale des Nations unies, Amina Mohammed, par Ali Bongo, président gabonais, également président de l’Initiative africaine d’adaptation, par Feike Sijbesma, homme d’affaires néerlandais et co-président du GCA, par Dag-Inge Ulstein, ministre en charge du Développement international de la Norvège, et par Peter Eriksson, ministre en charge de la Coopération internationale au développement de la Suède.

Saluant l’ouverture du GCA Afrique, le président Akufo-Addo a formulé le vœu qu’il permettrait d’éclairer « de ses lumières » la voie de l’adaptation au niveau continental, et notamment au Ghana où les partenaires du développement ont lancé un projet visant à renforcer la résilience des systèmes d’infrastructure nationaux contre les menaces du changement climatique. « Nous sommes impatients de travailler avec le GCA et ses partenaires pour relever les défis du changement climatique et veiller à ce que la résilience soit intégrée dans les plans de redressement économique de l’Afrique », a-t-il déclaré.

Le Président Kenyatta a fait observer que le défi du changement climatique n’était plus une crise en devenir. « C’est maintenant une réalité qu’il nous faut maîtriser de toute urgence », a-t-il insisté, évoquant l’incidence des inondations et des sécheresses provoquées par El Niño dans certaines parties de l’Afrique de l’Est, région également frappée par une invasion acridienne. Il a salué le partenariat entre la Banque et l’Initiative d’Adaptation pour l’Afrique dans le cadre du GCA. « Je suis optimiste car grâce à ce partenariat, le Kenya et d’autres pays africains pourront attirer davantage de financements et les ressources dont nous avons besoin pour mettre en œuvre nos différents plans nationaux d’adaptation. »

Pour sa part, le président Akinwumi Adesina, a déclaré que l’ouverture de ce bureau régional constituait un jalon essentiel, un pas décisif dans le projet de la Banque de construire une Afrique résiliente au climat. Le président Adesina, qui vient d’entamer son second mandat quinquennal à la tête de la Banque africaine de développement, a déclaré que l’une de ses priorités majeures au cours des cinq prochaines années serait d’investir dans la croissance verte et le financement du climat.

« Notre rôle, en tant que banque de l’Afrique, est de l’aider à se relever de la crise du coronavirus, en étant plus forte, en meilleure santé et plus résiliente face aux aléas du climat », a-t-il insisté, en précisant que le financement de la Banque en faveur du climat avait quadruplé, passant d’un portefeuille total de 9 % en 2016 à 36 % en 2019. « D’ici à la fin de l’année prochaine, nous atteindrons notre objectif de 40 % du portefeuille total. » Il a, en outre, annoncé que la Banque s’engageait à débloquer une enveloppe de 25 milliards de dollars américains en financement du climat d’ici à 2025.

Les programmes du GCA Afrique sont variés et visent notamment à l’amélioration de la sécurité alimentaire en faveur d’un milliard de personnes en Afrique subsaharienne d’ici à 2030, par le biais de programmes consacrés au bien-être rural et à la sécurité alimentaire. D’autres projets soutiennent l’approvisionnement en eau des communautés en vue de la croissance urbaine et de la résilience, cherchent à tirer parti de la nature pour construire des infrastructures plus résilientes et à financer l’adaptation et le renforcement du leadership des jeunes Africains.

vivafrik

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