mercredi 23 septembre 2020
Accueil / International / Le coronavirus fait prospérer l’e-santé, le télétravail, la consommation en ligne

Le coronavirus fait prospérer l’e-santé, le télétravail, la consommation en ligne

Le coronavirus fait prospérer l’e-santé, le télétravail, la consommation en ligne

En renvoyant les salariés chez eux le coronavirus a plombé l’économie de nombreux pays. Il fait aussi quelques rares gagnants parmi ceux qui bénéficient de ce repli sur la maison.

Les tapis de yoga, les rameurs, les préservatifs, les machines à pain ou encore les appareils de torréfaction. Voici en vrac quelques un des plus grands succès de vente en ligne des sites chinois. Confinés chez eux, les Chinois se sont jetés sur les produits tendance de la vie domestique encore disponible.

Pour entretenir leur bonne santé et leur bonne humeur. Les stocks australiens du jeu vidéo Ring Fit Adventure de Nintendo ont été dévalisés et revendus à prix d’or sur des sites chinois. Ce jeu compatible avec la console switch permet de faire du sport en s’amusant.

Autre succès commercial foudroyant : celui des rouges à lèvres ! Avec des ventes multipliées par 7 en Chine ! Le rouge à lèvres étant un produit de maquillage abordable, c’est souvent un achat de compensation qui augmente pendant les périodes de crise.

Aux États-Unis où le coronavirus n’a pas encore déclenché des ventes massives, hormis celles des masques ou des produits désinfectants, on voit en revanche que les sociétés orientées vers les activités domestiques sont celles qui résistent le mieux en bourse, c’est bien sûr le cas du site de vidéo Netflix.

Succès de la santé en ligne en Asie

En Corée du Sud, les achats de vitamines, de probiotiques ou de ginseng rouge s’emballent. Et en Chine, non seulement les patients commandent des médicaments sur internet, mais surtout ils se mettent à consulter des médecins.

Tout comme le Sras en 2003, a fait décoller Alibaba et JD, devenus depuis des géants du commerce en ligne, le coronavirus est en train de donner un coup de pouce à la télémédecine. Les applications existantes, créées entre autres par des assurances, étaient jusqu’à maintenant limitées à la prise de rendez-vous et au suivi médical. Mais avec l’explosion du Covid-19, les autorités autorisent maintenant la pratique d’un premier diagnostic en ligne et du traitement des malades. Plusieurs villes comme Wuhan, Shanghai acceptent même de rembourser ses consultations virtuelles.

Cette nouvelle offre est bienvenue en Chine au moment où les hôpitaux sont encore plus débordés qu’à l’accoutumée. Et pour faire connaitre leur service, JD Health et Ali Health, proposent des consultations gratuites destinées notamment à la population du Hubei. Un investissement qui fait exploser le nombre des usagers.

Bouleversement dans l’organisation du travail

Le télétravail qui était encore émergent, souvent considéré avec méfiance par les employeurs est aujourd’hui plébiscité dans le monde entier par les entreprises comme par les gouvernements. L’Espagne envisage de l’imposer, le Royaume-Uni aussi. À Singapour, Hong Kong, en Chine continentale c’est déjà une réalité depuis plusieurs semaines et aux États-Unis, les GAFA ont été les premiers à le mettre en place. Cette expérimentation à grande échelle va sans doute laisser des traces, dans les métiers bien sûr où cette organisation est possible. C’est aussi un nouveau facteur d’inégalité.

Entre les in qui peuvent rester chez eux et qui sont donc protégés de l’épidémie, ils ont souvent un emploi bien rémunéré et les out, ceux qui accomplissent des tâches souvent mal payés et exigeant un contact humain comme la restauration ou les soins à la personne, ceux-là sont plus exposés à l’épidémie. Et puis dans l’industrie chinoise aujourd’hui en panne, faute de main d’œuvre, le coronavirus donne un nouvel élan à la robotisation déjà en cours.

Là encore, c’est une évolution qui comporte des risques sociaux. La montée du chômage, pas vraiment ce dont le pays a besoin alors qu’il endure en ce moment le pire ralentissement de son économie depuis la crise financière de 2008.

rfi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs obligatoires marqués par *

*

Aller en haut