Accueil / Bourse / Le Dow Jones au-dessus des 20.000 points pour la première fois de l’histoire

Le Dow Jones au-dessus des 20.000 points pour la première fois de l’histoire

Le Dow Jones au-dessus des 20.000 points pour la première fois de l’histoire

VIDEO. Les promesses de dépenses massives de Trump donnent des ailes à Wall Street, malgré les inquiétudes sur le protectionnisme. Le secteur financier a le vent en poupe.

Jour historique à Wall Street. Le Dow Jones vient de franchir le seuil symbolique des 20.000 points pour la première fois depuis qu’il a vu le jour, à la fin du 19e siècle ! Cette hausse du plus vieil indice boursier au monde, composé de trente grandes valeurs tient pour beaucoup aux espoirs d’un retour à une croissance solide aux Etats-Unis.

Les grandes promesses de Donald Trump

Car si la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine a d’abord suscité une grande nervosité au sein de la communauté financière, elle a finalement très vite donné des ailes à Wall Street. Pour preuve, le Dow Jones gagne environ 9,5 % depuis le 7 novembre. Les promesses de relance budgétaire, d’investissements de grande envergure et de baisse d’impôts sur les sociétés faites par le milliardaire ont permis, au moins temporairement, de faire disparaître le spectre de la stagnation séculaire – thème qui a obsédé l’Amérique ces dernières années. Le nouveau locataire de la Maison Blanche fait souffler un vent d’optimisme qui a déjà eu pour conséquence de renchérir le dollar.

Sur un an, l’indice vedette de Wall Street gagne environ 25%. L’indice S&P 500 et le Nasdaq progressent d’environ 21 % et 25 % respectivement. Au sein du Dow Jones, Visa, IBM et Amex comptent parmi les valeurs les plus recherchées depuis le début de l’année.

VOIR LA VIDEO : Le Dow Jones sur le toit du monde : l’analyse de Pierrick Fay en vidéo

Le secteur financier a le vent en poupe

En termes de secteur, la finance est l’un des grands gagnants de l’élection présidentielle.Les investisseurs misent sur deux grands moteurs : une déréglementation financière, chère à Donald Trump et aux anciens de Wall Street dont il s’est entouré. Et une remontée des taux d’intérêts, qui permettra à l’industrie d’améliorer sa rentabilité. La hausse des taux est déjà sensible depuis novembre et ce, d’autant que la Réserve fédérale a, comme prévu, procédé à son premier tour de vis depuis un an. Les investisseurs ont à l’esprit que la politique budgétaire va désormais prendre le relais de la politique monétaire ultra-accommodante menée par Janet Yellen, à la Fed.

Wall Street a achevé l’année 2016 en fanfare. Désormais la dynamique dépend de la capacité du nouveau président américain à mettre en oeuvre toutes ses promesses. Depuis son investiture le 20 janvier, il s’est surtout concentré sur les questions de commerce international. Or, son protectionnisme affiché est l’un des sujets qui inquiète le plus les marchés. Dans le même temps, les résultats d’entreprises américaines sont assez bons et le dollar a récemment arrêté de grimper. A noter toutefois que les actions américaines sont valorisées à des niveaux relativement élevés, comme en témoignent plusieurs indicateurs comme le ratio cours/ bénéfice des 500 valeurs qui composent le S&P 500.

Doutes sur la Trumponomie et le doublement du PIB

La « Trumponomie » ou le programme économique de Trump fait l’objet de nombreux débats. Stéphane Monier, chez Lombard Odier, rappelait en décembre que le nouvel homme fort des Etats-Unis ambitionne de doubler le produit intérieur brut du pays. « S’il y parvenait, Donald Trump terminerait son mandat en affichant une réussite économique rarement vue. Mais, s’il a peut-être un don pour déjouer les prévisions, il semble peu probable qu’il puisse doubler la croissance économique en cinq ans ; le nouveau paradigme de faible croissance dépend de facteurs séculaires (vieillissement rapide des populations, endettement mondial excessif, problèmes de productivité) qui, en fin de compte, échappent à son contrôle », relève le responsable des investissements de Lombard Odier. A contrario, l’économiste Kenneth Rogoff a récemment écrit que la Trumponomie pourrait être le vrai remède à la « stagnation séculaire » .

lesechos

Aller en haut