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Le FMI juge les filets de sécurité financière insuffisants pour endiguer une crise internationale

Le FMI juge les filets de sécurité financière insuffisants pour endiguer une crise internationale

Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé, dans une étude publiée mi-mars, que les ressources financières accumulées par les différents pays du monde, les regroupements régionaux et certaines institutions multilatérales ne suffiraient pas à endiguer une nouvelle crise économique ou financière de grande ampleur, en dépit de leur importance.

Dans son étude, le FMI pointe du doigt la «fragmentation» de ces ressources que les spécialistes appellent les filets de sécurité financière mondiaux (global financial safety net/GFSN). Ces filets regroupe plusieurs sortes de coussins de sécurité pouvant être utilisés en cas de crise comme les réserves de change de chaque pays, les ressources du FMI, les accords de swaps bilatéraux ou encore les accords régionaux de mise en commun de ressources, tels que le mécanisme européen de stabilité.

«L’importance croissante des accords de swaps et des accords régionaux, dont certains n’ont jamais été mis à contribution, a conduit à une décentralisation des filets de sécurité. Compte tenu du manque de coordination entre les différentes composantes, il en résulte une fragmentation du système», souligne l’institution.

Le FMI révèle pourtant que le montant total des filets de sécurité financière a explosé depuis la crise asiatique et la crise russe à la fin des années 1990. Les réserves de change sont ainsi passées de 2000 milliards de dollars en 2000 à près de 12 000 milliards à fin 2014. Pour les autres composantes, la taille est passée d’environ 1000 milliards de dollars à près de 4000 milliards.

Les experts du fonds notent, par ailleurs, que les pays en développement et les pays émergents n’ont pas accès à tous les coussins de sécurité financière. Les Etats-Unis, membres de la zone euro, le Japon, le Canada, la Grande-Bretagne et la Suisse disposent en effet des ressources financières illimitées et multiples du GFSN.

A contrario, des pays comme le Brésil, la Turquie, l’Afrique du Sud ou même la Chine n’ont qu’un accès limité à certains types de ces ressources, selon le FMI, qui indique que ses équipes se sont déjà emparées du sujet en vue de mieux préserver la stabilité financière mondiale.

agenceecofin.com

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