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Le Ghana prévoit des dépenses de près de 14 milliards de dollars en 2018

Le Ghana prévoit des dépenses de près de 14 milliards de dollars en 2018

Le gouvernement ghanéen prévoit de dépenser près de 62 milliards de cedis (environ 13,9 milliards de dollars) au cours de l’exercice budgétaire 2018, a rapporté mercredi le ministre des Finances.

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Lors de la présentation au Parlement de la politique budgétaire du gouvernement, le ministre Kenneth Ofori-Atta a déclaré que ce budget, articulé autour de la thématique “Remettre le Ghana au travail” poursuivrait et étendrait les programmes débutés en 2017, et lancerait de nouveaux programmes stratégiques en 2018.

Ces dépenses seront financées par des recettes et des dons d’un montant anticipé à 51 milliards de cedis au cours de l’exercice 2018, a indiqué le ministre.

Les recettes nationales pour 2018 devraient selon les estimations s’élever à 50,5 milliards de cedis, ce qui représenterait un taux de croissance annuel de 26,9%, tandis que les recettes non fiscales sont estimées à 8 milliards de cedis, soit l’équivalent de 3,3% du PIB.

Le Ghana anticipe des contributions de partenaires de développement à hauteur de 566,8 millions de cedis.

Ce pays d’Afrique de l’Ouest exportateur de cacao, d’or et de pétrole a enregistré une performance en baisse en termes de recettes au cours du premier semestre 2017. Sur cette période, les recettes nationales ont manqué l’objectif de 13,8%, principalement du fait d’une forte baisse des recettes fiscales. Les recettes fiscales ont manqué l’objectif et représenté une baisse du total des recettes de 75,8%, principalement du fait de baisses des impôts sur le revenus et des taxes sur les importations.

L’un des programmes pour maximiser les recettes fiscales consistera à employer des diplômés d’enseignement supérieur dans un programme baptisé “Revenus Ghana” visant à employer 100.000 diplômés dans différents secteurs.

Le budget 2018 devrait se solder par un déficit budgétaire global de 10,9 milliards de cedis, ou 4,5% du PIB, qui serait financé par des capitaux nationaux et étrangers.

Dans un commentaire, l’économiste en chef et directeur général pour la recherche en Afrique et dans le monde auprès de Standard Chartered Bank, Razia Khan, a estimé qu’il s’agissait d’un “budget de consolidation largement conforme aux anticipations, considérant la participation probable du Fonds monétaire international (FMI) dans ce processus”.

Le Ghana est favorisé par l’augmentation de la production d’hydrocarbures “qui offre un soutien à la croissance nominale, même si nous prévoyons également une hausse des recettes non pétrolières”, a-t-elle ajouté.

“L’augmentation prévue de +23% du total des recettes et dons en 2018 sera néanmoins surveillée de près, de même que la capacité des autorités à maintenir les dépenses et les arriérés dans les limites définies. L’objectif prévu est une réduction du déficit budgétaire (au niveau global) à 4,5% du PIB, contre 6,3% du PIB cette année”, a-t-elle estimé.

Considérant les recettes décevantes enregistrées récemment, Mme Khan a souligné qu’il pourrait être avisé pour le Ghana de contrôler ses dépenses plus strictement afin d’atteindre l’objectif d’excédent primaire en 2018 de l’ordre de 1,6% comme suggéré.

Le Ghana a réalisé de grands progrès dans la gestion de sa dette, toutefois il lui faudra encore plusieurs années d’excédent primaire pour réduire son taux d’endettement de manière significative, a observé cette économiste, ajoutant que le test décisif serait de voir si le pays conserve la volonté politique de faire le nécessaire, même après la fin du programme du FMI.

ACCRA, novembre (Xinhua)

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