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Le groupe financier français BPCE International apporte des précisions sur la nature et la portée de sa stratégie de départ du Cameroun.

Le groupe financier français BPCE International apporte des précisions sur la nature et la portée de sa stratégie de départ du Cameroun.

Jean-Pierre Levayer, le directeur général de BPCE International (filiale du groupe français BPCE SA), a apporté en fin de semaine dernière, des précisions sur la nature et la portée du repli de cette holding financière de ses marchés africains, dont le Cameroun.

Dans un discours prononcé à Douala au Cameroun où il participait à la pose de la première plaque de rénovation de l’historique siège de la BICEC (toujours filiale de BPCE), M. Levayer a indiqué que son groupe « ne quittait pas le navire ».

« Nous ne partons pas de l’Afrique, nous avons juste décidé de revoir notre stratégie internationale et d’identifier un nouveau partenaire pour nos filiales africaines, dont la BICEC. Nous espérons avoir un partenaire qui sera non seulement financier, mais avec lequel nous pourront collaborer notamment à travers nos solutions technologiques », a-t-il fait savoir.

Le responsable du groupe français a aussi réaffirmé qu’il ne se retirait pas de la banque camerounaise, en raison de la situation de fraude qui y a été découverte il y a deux ans, d’autant que, ces défis sont aujourd’hui derrière, et que la BICEC est en train de se redresser. Une position qui a aussi été confirmée par des responsables de la Bicec, notamment Alain Ripert, son directeur général. Ce dernier a annoncé pour 2017 une situation financière en redressement, avec un produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) de 60 milliards de FCFA et un résultat net (bénéfice) de près de 10 milliards de FCFA.

BPCE a déjà débuté avec le désinvestissement de ses filiales africaines, avec la cession de ses filiales mauricienne et malgache, Banque des Mascareignes, au groupe marocain Banque Centrale Populaire dont le groupe français est lui-même actionnaire à hauteur de 4,5%.

L’Agence Ecofin n’a pas pu savoir, si les cessions des autres filiales se feront toujours avec ce partenaire financier qui connait déjà bien l’Afrique à travers le contrôle qu’il exerce sur le groupe Banque Atlantique. Mais on se souvient qu’en novembre 2017, Jean Pierre Levayer avait, parlant du partenaire, donné quelques indications. « Je sais qu’en Afrique la confiance se construit avec le temps. Nous cherchons donc un partenaire qui connaisse déjà très bien l’Afrique et qui a un projet de développement africain », avait-il confié. Il est vrai que si le Cameroun abrite déjà une filiale de Banque Atlantique, celle-ci ne figure pas dans le groupe de banques africaines contrôlées par le groupe marocain, via son statut d’actionnaire majoritaire, dans le capital d’Atlantique Business International.

Dans les coulisses, certaines personnes indiquent qu’une grosse banque locale au Cameroun, appuyé par des investisseurs étrangers aurait manifesté son intérêt, mais la discussion avec les actionnaires de la BICEC serait ardue. Même si l’information est donnée de sources bien introduites, il demeure pour l’instant difficile d’en obtenir confirmation.

Idriss Linge

agenceecofin

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