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Le Japon retrouve l’excédent commercial après trois ans de vaches maigres

Le Japon retrouve l’excédent commercial après trois ans de vaches maigres

Le solde s’est établi à 1,76 milliard d’euros en mars. Cette embellie est liée à la chute des prix du pétrole et à la vigueur des exportations, a annoncé mercredi le ministère des Finances japonais.

Pour la première fois depuis juin 2012, le Japon a affiché en mars un excédent commercial. Le solde positif s’est établi à 229,26 milliards de yens (1,76 milliard d’euros), contre un déficit de 1.450 milliards (11 milliards d’euros) un an plus tôt. Les économistes anticipaient un excédent de quelque 45 milliards de yens.

Des importations en recul

Dans le détail, les importations ont reculé de 14,5% en valeur sur la période, à 6.698 milliards de yens (51,5 milliards d’euros), alors qu’elles avaient été dopées en mars 2014 par un surcroît de demande en amont d’un relèvement de la taxe sur la consommation.

Les achats d’or noir ont plongé de 50,7% et ceux de produits pétroliers de 38,3%. La facture de gaz naturel liquéfié s’est également réduite (-12,3%).

Dans le même temps, les exportations ont progressé de 8,5% à 6.927 milliards de yens, portées par les machines diverses (+10,3%), les semi-conducteurs (+12,4%) et les automobiles (+10,5%).

Elles ont également bénéficié de l’affaiblissement mécanique du yen, qui gonfle les recettes encaissées à l’étranger une fois converties en devise nippone: en volume, la hausse n’est que de 3,3%.

32 mois de déficits d’affilée dû à l’accident de Fukushima

Ce premier excédent mensuel en près de trois ans apparaît comme une bonne nouvelle pour le gouvernement de Shinzo Abe et la Banque du Japon (BoJ). Ils tentent depuis deux ans, en vain, de vaincre la déflation et de relancer une économie fragilisée par le passage à une TVA de 8% (contre 5% auparavant) l’an passé.

L’archipel avait glissé dans le rouge en 2011 sur l’ensemble de l’année, pour la première fois en 31 ans, conséquence de l’accident nucléaire de Fukushima qui a entraîné l’arrêt de l’ensemble des réacteurs du pays (48 sans compter les six saccagés de Fukushima Daiichi).

Ce drame a obligé le Japon à augmenter considérablement ses achats d’hydrocarbures pour faire tourner les centrales thermiques, et la facture a été de surcroît renchérie par la dépréciation du yen. L’archipel post-Fukushima a enregistré quelques excédents mensuels entre mars 2011 et juin 2012, mais il a ensuite accusé 32 déficits d’affilée.

AFP/latribune.fr

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