Accueil / Développement / Le Kenya devrait être le premier pays africain à émettre un eurobond en 2016

Le Kenya devrait être le premier pays africain à émettre un eurobond en 2016

Le Kenya devrait être le premier pays africain à émettre un eurobond en 2016

Le Kenya prévoit d’entamer cette semaine un roadshow destiné à mesurer l’intérêt des investisseurs pour une éventuelle nouvelle émission d’un eurobond, et pourrait ainsi devenir le premier pays africain à solliciter le marché international de la dette en 2016.

Après avoir emprunté massivement sur les marchés internationaux ces dernières années, les Etats africains sont désormais très réticents à émettre de nouvelles euro-obligations, en raison notamment de la chute des cours des matières premières et de la dépréciation de leurs monnaies par rapport aux devises fortes.

Les experts s’attendent cependant à ce que le roadshow qui sera conduit par le ministre kenyan des Finances, Henry Rotich (photo), soit suivi d’une émission. «Le Kenya pourrait fort probablement émettre un nouvel eurobond, car ce pays représente une véritable sucess-story économique en dépit d’un déficit budgétaire attendu à 8% cette année», a estimé Kevin Daly, un gestionnaire de portefeuille chez Aberdeen Asset Management, cité par Reuters. «La monnaie kenyane est stable, les taux d’intérêts domestique sont en train de chuter et l’inflation commence à baisser, alors que la croissance économique sera de l’ordre de 5 à 6%», a-t-il ajouté.

La Banque mondiale a dépeint récemment le Kenya comme un «point lumineux» dans le ciel africain grisonnant, tablant sur une accélération de la croissance économique de ce pays d’Afrique de l’Est dans un contexte de pétrole moins cher, de bonnes performances dans le secteur de l’agriculture et d’investissements continus dans les infrastructures.

Le rendement de l’eurobond émis par le Kenya en 2014 a déjà baissé ces derniers mois pour tourner autour de 7,75% actuellement contre de 9,8%en janvier.

D’autres pays africains dont les économies sont fortement dépendantes des matières premières comme le Ghana, l’Angola et le Nigeria pourraient en revanche renoncer à solliciter les marchés internationaux cette année en raison des taux d’intérêt à deux chiffres qui leur seront offerts.

Dans ce cadre, les experts d’Aberdeen Asset Management s’attendent à ce que les émissions de dette par les Etats d’Afrique subsaharienne n’excèdent pas 3 à 4 milliards de dollars en 2016.

agenceecofin.com

Aller en haut