mardi 16 juillet 2019
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Le lanceur d’alerte des Panama papers, « John Doe », a-t-il été arrêté à Genève ?

Le lanceur d’alerte des Panama papers, « John Doe », a-t-il été arrêté à Genève ?

Suspecté d’avoir soustrait un grand nombre de données informatiques à son employeur, un informaticien est actuellement sous les verrous dans la cité suisse. Est-il « John Doe » ?

Un informaticien du bureau genevois du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, au cœur du scandale des « Panama Papers », a été arrêté pour vol présumé de données informatiques, a appris l’AFP ce mercredi 15 juin de source proche du dossier, confirmant une information du quotidien suisse « Le Temps ».

Un porte-parole du pouvoir judiciaire genevois, Henri Della Casa, indique laconiquement :

« Une procédure pénale est ouverte par le ministère public genevois à la suite d’une plainte de Mossack Fonseca. »

Arrêté il y a quelques jours, l’homme est soupçonné de « soustraction de données », d' »abus de confiance » et d' »accès indu à un système informatique ». Une perquisition a par ailleurs été menée par le parquet dans les locaux de l’antenne genevoise de Mossack Fonseca. Du matériel informatique a été saisi. L’informaticien, qui nie les faits, est suspecté d’avoir « fait sortir un très gros volume de données confidentiel » au cours « d’une période récente ».

La plus grosse fuite de l’histoire

Pourrait-il s’agir, comme se le demande « Le Temps », du mystérieux lanceur d’alerte « John Doe », qui avait transmis plus de 11 millions de documents relatifs à l’ouverture de dizaines de milliers de sociétés offshore par les clients du cabinet panaméen ?

C’est le plus scandale d’évasion fiscale de l’histoire : que sont les Panama papers ?Début avril, ce scandale dit des « Panama papers » avait débouché sur de nombreuses enquêtes dans le monde, poussant notamment le Premier ministre islandais et un ministre espagnol à la démission. Le 5 avril, Mossack Fonseca avait affirmé avoir été victime d’un piratage informatique opéré depuis des serveurs étrangers et avoir porté plainte à ce sujet.

Ces 2,6 téraoctets de données, la plus grosse fuite de l’histoire du journalisme, avaient été transmis par un seul homme au quotidien allemand « Süddeutsche Zeitung ». « John Doe », qui se défendait de travailler pour un Etat ou un service de renseignements, y avait ensuite expliqué ses motivations dans un manifeste publié en mai.

« J’ai décidé de démasquer Mossack Fonseca parce que je pense que ses fondateurs, ses employés et ses clients doivent répondre de leur rôle dans ces crimes », écrivait-il.

Interrogé par « Le Temps », l’avocat genevois de Mossack Fonseca, Thierry Ulmann, ne veut confirmer aucune hypothèse. « Ce que nous savons, c’est que des données ont été soustraites depuis son ordinateur à Genève et que cet informaticien disposait de tous les droits d’accès. C’est sur cette base que nous avons déposé plainte pour soustraction de données et violation du secret de l’avocat. »

T.V./msn.com

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