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Le Mali adopte pour 2015 un budget orienté sur les aspects sécuritaires, éducatifs et sanitaires

Le Mali adopte pour 2015 un budget orienté sur les aspects sécuritaires, éducatifs et sanitaires

Le budget public adopté par la République malienne le 25 décembre dernier pour l’année 2015, prévoit la création d’un nombre total de 6400 postes, dont 4000 soldats, 710 enseignants, 750 policiers, 350 éléments de la protection civile, 350 agents de la santé, 250 pour la justice.

Un choix de gestion publique qui peut se comprendre au regard de la situation sécuritaire liée aux différentes poches de rébellion dans le nord et la crise de l’Ebola qui a mis à l’épreuve beaucoup de pays de la zone UEMOA. Dans sa composante globale, le budget a été adopté à 1785 milliards de FCFA, dont 1714 seront mobilisés par les ressources propres et le reste (environ 70 milliards) sera financé par l’émission des titres obligataires du trésor.

Même si la préoccupation sécuritaire persiste dans le pays, c’est l’amélioration des conditions de vie des populations qui sera au cœur de l’action publique en 2015. Ce budget contribuera ainsi, selon la ministre Bouaré Fily Sissoko en charge des finances, à la relance de l’économie, à la protection des citoyens et de leurs biens, à la réorganisation et à la dotation des forces de défense et de sécurité en moyens adaptés.

Selon des estimations du Fonds Monétaire International datant de novembre 2014, la croissance devrait être forte, soutenue par le secteur tertiaire, à 5,5%, avec une inflation de seulement 2%. Le gouvernement a finalement adopté un plan de renforcement de la croissance et de lutte contre la pauvreté qui reçoit l’appui de plusieurs bailleurs de fonds.

L’autre grand enjeu de l’année budgétaire 2015 est la maîtrise du déficit public. Même si le gouvernement crée 6400 emplois, les déficits publics devraient être ramenés à hauteur de 2% du produit intérieur brut (PIB). Aussi le gouvernement devrait moins recourir aux emprunts dans le secteur bancaire local, ce qui devrait se traduire par une hausse des appuis des banques au secteur privé si elles veulent maintenir les revenus.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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