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Le marché auto européen proche des niveaux d’avant crise

Le marché auto européen proche des niveaux d’avant crise

Le marché a rebondi en mai avec une hausse de 7,6%, avec 1,39 million de véhicules vendus. Des volumes qui se rapprochent de ceux de 2007, souligne l’Association des constructeurs européens d’automobiles.

Oublié le passage à vide en avril. Le marché automobile européen a rebondi le mois dernier avec une hausse de 7,6% qui lui permet de presque retrouver les volumes d’avant la crise de 2008, selon les chiffres publiés vendredi par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).

La progression de mai, avec un volume de 1,39 million de véhicules vendus, permet d’effacer un mois d’avril décevant lors duquel le marché s’était contracté de 6,6% – un phénomène dû aux fêtes de Pâques tardives selon l’ACEA . En cumul sur les cinq premiers mois de l’année, la tendance s’avère très positive, avec une progression de 5,3% par rapport à la même période de 2016, ce qui correspond à la mise en circulation dans l’UE de 6,71 millions de voitures particulières neuves.

De quoi rendre le secteur optimiste. L’année 2016 s’était en effet achevée avec une croissance de 6,8% à 14,64 millions d’unités, soit presque le niveau de 2008, avant la crise économique. A son plus bas en 2013, le marché était tombé à 11,8 millions. Or, les volumes écoulés le mois dernier se rapprochent de ceux de mai 2007, pointe l’ACEA.

Et presque tous les grands pays européens participent à la fête, notamment l’Allemagne (+12,9%). Exception notable: le Royaume-Uni, qui est sur le point d’entamer les négociations du Brexit, où les immatriculations ont plongé de 8,5%.

Renault devance PSA

Côté constructeurs, c’est Volkswagen qui reste leader du marché avec 24,2% des ventes sur le mois et des immatriculations en hausse de 8,2% par rapport à mai 2016. La progression est plus modeste sur l’ensemble de l’année, à +3,2%, le salut venant des marques Seat (+16,3%) et Skoda (+6,7%), tandis que VW (+0,9%) et Audi (-0,3%) végètent.

Chez les Français, le groupe Renault _ qui vise la place de n°1 mondial dès cet été _ a profité à plein de la dynamique, immatriculant en mai dernier 10,2% de voitures particulières neuves de plus qu’en mai 2016 et dépassant en volume son rival PSA, qui s’est contenté d’une hausse de 4,7%. Idem en cumul sur cinq mois : Renault (+8,1%) s’en tire mieux que PSA (+1,9%). Ce dernier reste néanmoins devant son concurrent tricolore pour 1.400 unités (sur un total de 680.000).

Derrière les Français, on trouve le groupe italo-américain Fiat-Chrysler qui gagne 10,7% depuis janvier, grâce en particulier à Fiat (+11,4%) mais aussi à Alfa Romeo (+37,4%) dont la gamme a été récemment renouvelée, même s’il s’agit encore de volumes modestes. Ford règne quant à lui sur 7,1% du marché européen sur cinq mois, une progression en volume juste sous la moyenne (+4,9%). Opel en passe d’être racheté par PSA, voit en revanche ses immatriculations diminuer de 2,3% en mai et de 1,7% sur cinq mois. Avec Vauxhall, la marque allemande a capté 6,3% du marché européen depuis janvier.

Les spécialistes allemands du haut de gamme, BMW et Daimler, suivent. Le groupe bavarois, qui inclut Mini, mord les jarrets d’Opel en volume mais ne progresse que de 3,2% sur cinq mois, tandis que l’entreprise de Stuttgart (Mercedes et Smart) réduit l’écart avec son concurrent puisque ses immatriculations gonflent de 7,8% depuis janvier.

La palme de la meilleure performance revient toutefois à Toyota, qui voit ses livraisons bondir de 24,4% sur cinq mois et s’adjuge 4,6% du marché européen. Bien qu’en progression, son compatriote Nissan (+6 %) reste distancé.

lesechos

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