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Le marché des terres rares rebondit

Le marché des terres rares rebondit

Le marché des terres rares dont la demande s’était effondrée repart à la hausse. C’est ce qui ressort d’une étude récente du cabinet Adamas intelligence, spécialiste des métaux critiques.

Entre 2020 et 2025, la croissance de la demande mondiale des terres rares va s’accélérer d’une année sur l’autre, ce qui entraînera l’ouverture de nouvelles mines. C’est la principale conclusion de cette étude. Le marché des terres rares. De quoi s’agit-il ? De ces métaux peu connus, mais présents dans les technologies de pointe, comme les écrans plats, les batteries des voitures électriques, les smartphones ou les éoliennes. Parmi les terres rares les plus demandées, le Dysprosium ou encore le Neodyme.

Depuis 2011, les prix ont chuté. En cause : l’effondrement de certains marchés, comme les ampoules basse consommation et les disques durs. Ils ont été remplacés par des technologies, comme les LED et le Cloud, moins gourmands en terres rares. Ces innovations ont entraîné une chute de la demande. Près de 20 000 tonnes de moins par an, sur les cinq dernières années. Une autre raison explique cette baisse des prix : la surproduction illégale abondante en Chine. Pékin assure, en effet, près de 90% de la production mondiale des terres rares. Viennent ensuite, très modestement, les Etats-Unis, l’Inde, la Russie et l’Australie.

Le marché des terres rares voit, donc, son horizon s’éclaircir au niveau mondial. Si l’on en croit cette étude du cabinet Adamas, ce marché va repartir, avec des perspectives très prometteuses à compter de 2020. Le développement des énergies renouvelables, avec les grosses éoliennes off-shore et la miniaturisation des moteurs électriques, va faire rebondir la demande des terres rares. A tel point que la Chine, principal fournisseur mondial, pourrait être amenée à importer certains métaux, comme le Neodyme.

Myriam Berber
rfi

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