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Le Maroc, le nouvel as africain des investissements directs étrangers

Le Maroc, le nouvel as africain des investissements directs étrangers

Au titre du dernier classement du dernier baromètre de l’attractivité en Afrique du cabinet d’audit financier international Ernst & Young (EY) et rendu public samedi, le Maroc se positionne comme le pays le plus attractif en termes d’investissements directs étrangers (IDE) dans le continent africain.

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  Dans son “Africa Attractiveness Index”, introduit pour la première fois en 2016, EY place le Maroc en tête, devançant ainsi le Kenya et l’Afrique du Sud. La quatrième position revient au Ghana, devant la Tanzanie (cinquième). Aucun pays d’Afrique du Nord ne figure dans le top 10 des destinations africaines les plus attractives pour les investisseurs, notamment chinois, français, américains et japonais.

Le Maroc réalise ainsi une avancée notable après avoir occupé la deuxième place en 2016 sur ce même baromètre, qui se base sur le poids des IDE pour mesurer la résilience de chaque pays face aux pressions macro-économiques mais aussi les progrès réalisés dans des domaines sensibles à long terme comme la gouvernance, la diversification de

l’économie, les infrastructures, le business et le développement humain.

Au Maroc, les IDE services pèsent plus de 61% du stick des investissements étrangers (plus 45 milliards de dollars en 2016), selon les derniers chiffres de l’Office des changes du Royaume. L’attractivité de l’économie marocaine s’est vue renforcée par la mise en place de plateformes industrielles intégrées de nouvelle génération, la modernisation des infrastructures, l’amélioration du climat des affaires, la protection des droits des investisseurs et la simplification des formalités de création d’entreprise.

Selon le ministre marocain de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, la Chine est en passe de devenir un maillon important des IDE au Maroc. Le ministre a indiqué que les IDE chinois se sont accrus de 195 % entre 2011 et 2015 et sur la seule période 2013-2014, ils ont été multipliés par 5. Et de poursuivre qu’en l’espace de 2 ans, la Chine a pu gagner 15 places au niveau du classement des pays investissant au Maroc, en passant de la 32ème position en 2013 à la 17ème en 2015. Cette croissance exponentielle et continue des IDE chinois s’est traduite par des implantations structurantes dans divers secteurs, dont le textile-habillement, la métallurgie et les énergies renouvelables, a expliqué M. Elalamy, faisant observer que cette tendance va aller crescendo.

En faisant état de certains atouts qui intéressent la Chine dont des écosystèmes sectoriels performants, un dispositif incitatif novateur, ou encore une compétitivité logistique, le ministre marocain a souligné que l’objectif de son département est d’attirer le plein potentiel d’investissement et de faire du Maroc un acteur actif de la nouvelle dynamique de délocalisation en Chine.

Par ailleurs, le Maroc se positionne comme une référence régionale dans le domaine de l’industrie aéronautique, come en témoigne notamment l’implantation de la multinationale de renommée internationale Bombardier qui y a investi 200 millions de dollars, pour soutenir l’essor du secteur de l’aéronautique africain. Cette réalité a été consacrée avec finalisation à Bourget, en France, de l’accord d’implantation au Maroc du nouveau major de l’aéronautique, Figeac Aéro, géant équipementier spécialisé dans l’industrie des pièces de structures alliages légers et métaux durs, de pièces de moteurs, de trains d’ atterrissage ainsi que de sous-ensemble. L’accord en question porte sur l’implantation d’une unité industrielle à Casablanca avec un coût de 25 millions d’euros.

RABAT, 7 mai (Xinhua)

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