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Le Maroc va renforcer ses exportations en intégrant la CEDEAO

Le Maroc va renforcer ses exportations en intégrant la CEDEAO
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  La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a donné dimanche son accord de principe à l’adhésion du Maroc à son organisation. Le Royaume chérifien avait émis le souhait de rejoindre la CEDEAO le 24 février dernier. D’après France 24, l’adhésion définitive devrait être « une affaire de mois ».

Au-delà de la dimension politique, le Maroc devrait améliorer son commerce extérieur en intégrant cette zone économique. Les pays membres de la CEDEAO s’engagent en effet à n’imposer aucun droit de douane entre eux, ce qui renforce mécaniquement les échanges à l’intérieur de ce marché.

L’Afrique de l’Ouest : un gros marché à l’export

Le Nigeria est probablement le pays membre le plus intéressant pour Rabat. Avec 405 milliards de dollars de PIB en 2016, c’est la 26ème plus grosse économie au monde et la première d’Afrique. Ce rapprochement entre les deux États a déjà commencé avec la signature le 26 mai dernier d’un protocole d’accord visant la création d’un gazoduc Nigeria-Maroc.

Au-delà du Nigeria, l’ensemble de la zone économique représente un débouché important pour les entreprises marocaines. En 2015, plus d’un tiers des exportations marocaines ont été à destination de la CEDEAO. Parmi les pays de l’organisation, la Côte d’Ivoire est le plus gros importateur puisqu’il reçoit près de 8% des exportations marocaines, notamment du ciment et des engrais.

L’Union du Maghreb Arabe délaissée

Cette perspective d’adhésion fragilise aussi un peu plus l’Union du Maghreb Arabe. Celle-ci n’est jamais vraiment montée en puissance à cause des mauvaises relations diplomatiques qu’entretiennent l’Algérie et le Maroc.

Preuve de ce désintérêt pour l’Afrique du Nord : la déclaration de Mohamed VI en janvier lors d’un sommet de l’Union africaine. Le Roi décrivait alors le Maghreb comme étant « la région la moins intégrée du continent africain, sinon de toute la planète ».

Selon le magazine Le 360, les échanges commerciaux à l’intérieur de l’UMA représentent seulement 2 à 3% des importations de l’UMA, alors qu’ils atteignent 10% au sein de la CEDEAO. Un manque d’intégration régionale qui participe à la volonté du Maroc de se tourner vers l’Afrique de l’Ouest.

Charles-albert BARETH
ilboursa

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