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Le mobile banking sur les starting-blocks au Maroc

Le mobile banking sur les starting-blocks au Maroc
Pour la première fois, la circulation fiduciaire a dépassé la barre des 200 milliards pour s’établir à 206 milliards de DH à fin 2015. En vue de réduire la circulation du cash, Bank Al-Maghrib et l'ANRT mettront en place une solution nationale de paiement mobile largement diffusée et à bas coût. -

 

 

Rapport 2015 sur les systèmes et les moyens de paiement
Le mobile banking sur les starting-blocks au Maroc

La demande en cash maintient son trend haussier. Pour la première fois, la circulation fiduciaire a dépassé la barre des 200 milliards de DH pour s’établir à 206 milliards à fin 2015, en hausse de 7,4% un an auparavant. C’est ce qui ressort du Rapport annuel de Bank Al-Maghrib (BAM) sur les systèmes et les moyens de paiement et leur surveillance – Exercice 2015. Ainsi, sur le volet moyens de paiement, «L’économie marocaine reste largement dominée par le cash», souligne le top management de la Banque centrale. «Cette augmentation, qui est la plus significative constatée après le pic de 9% en 2011, se justifie principalement par l’impact d’une bonne campagne agricole», explique-t-il. En termes de moyenne mensuelle, la circulation fiduciaire s’est établie en 2015 à 198 milliards de DH en progression de 6,5% par rapport à 2014.

En volume, la circulation des signes monétaires avoisine un total de 1,438 milliards de billets de banque et de 2,569 milliards de pièces de monnaie. Avec une part de 99% dans la masse fiduciaire en circulation, les billets de banques s’inscrivent en hausse de 7,4% pour s’établir à 203 milliards de DH, soit 1,4 milliard d’unités. La circulation de la monnaie métallique, elle, s’est établie à 3 milliards de dirhams à fin 2015 (+7,3% par rapport à 2014), soit 2,6 milliards d’unités. S’agissant des moyens de paiement scripturaux, ils restent pour leur part dominés, en termes de montants échangés, par les chèques (53%), loin devant les virements (33%) ; les transactions de paiement par cartes ne représentent que 0,5% des opérations.

En 2015, 55% de la totalité des transactions en volume, hors opérations par cartes, sont traités par les circuits interbancaires, contre 51,5% en 2014. «Le nombre de paiements par cartes, y compris les paiements sur GAB (Guichet automatique bancaire) et ceux en ligne, s’est, lui, établi globalement à 34 millions d’opérations pour une valeur de 16,2 milliards de DH, soit une augmentation de 14% en nombre et 13% en valeur», indique Bank Al-Maghrib. En dépit de cette progression, précise l’Institution, le ratio de paiement des porteurs sur le plan domestique demeure très bas, ne dépassant pas 12,5% en nombre et 7,3% en valeur à fin décembre 2015. «Aussi et dans une optique d’encouragement de l’utilisation des paiements électroniques et en vue de réduire la circulation du cash et développer l’inclusion financière, Bank Al-Maghrib et l’Agence nationale de réglementation des télécommunications ont engagé une réflexion pour la mise en place d’une solution nationale de paiement mobile largement diffusée et à bas coût», indiquent les responsables de Bank Al-Maghrib. Concernant la surveillance des moyens de paiement scripturaux, Bank Al Maghrib révèle qu’en 2015, le niveau de fraudes demeure très faible, et a couvert essentiellement le détournement des données des cartes bancaires et les tentatives de recouvrement de chèques déclarés perdus ou volés.

 

lematin.ma

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