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Le mobile, moteur de croissance du e-commerce en France en 2016

Le mobile, moteur de croissance du e-commerce en France en 2016

PARIS (Reuters) – La croissance du e-commerce s’est légèrement accélérée en France en 2016, portée par une offre sans cesse croissante et par l’explosion des achats réalisés à partir de téléphones mobiles.

Les ventes en ligne ont progressé de 14,6% l’an dernier pour totaliser 72 milliards d’euros, après une hausse de 14,3% en 2015, selon les chiffres publiés jeudi par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad).

“Nous avons eu un très bon premier semestre et un excellent Noël”, a déclaré à Reuters Marc Lolivier, délégué général de la fédération professionnelle qui estime que le marché devrait franchir le cap des 80 milliards d’euros en 2017.

Les acheteurs sur internet ont dépensé 2.000 euros en moyenne en 2016, contre 1.780 euros l’année précédente, et pendant la cruciale période de Noël (novembre et décembre), qui pèse pour 20% du marché, les ventes ont grimpé de 15%.

La performance du secteur, qui contraste avec la modeste progression de la consommation en France (+0,6% hors automobile, selon les données de la Banque de France), s’explique par une offre très dynamique, marquée par une hausse continue du nombre de sites tirée non pas par les “pure players” mais par l’offre en ligne des enseignes traditionnelles.

Le marché français comptait plus de 200.000 sites actifs à la fin 2016 (+12%), soit dix fois plus qu’il y a dix ans.

La hausse du e-commerce découle aussi d’une explosion des ventes sur mobile qui ont grimpé de 30% l’an dernier pour atteindre 15% du marché, dopées par le smartphone, devenu un levier stratégique de croissance du secteur.

“Le marché du mobile croit deux fois plus vite que le e-commerce à ses débuts et sa marge de progression est très très importante, notamment chez les jeunes”, note Marc Lolivier.

“LE SMARTPHONE DEVENU UN PERSONAL SHOPPER”

Le smartphone est devenu, selon lui, “un véritable personnal shopper”, utilisé pour consulter les avis sur les réseaux sociaux, recevoir des offres grâce à la géolocalisation, pouvoir comparer ou réserver des produits.

Déjà très utilisé pour le “clic & collect” (commandes en ligne retirées dans les magasins), il l’est de plus en plus pour le “clic & reserve”, les clients souhaitant réserver un produit pour pouvoir ensuite l’essayer dans un magasin.

Par ailleurs, la baisse continue des frais de port, des retours plus aisés et la multiplication des offres d’abonnements annuels – qui permettent des livraisons gratuites quel que soit le montant d’achat – sont autant d’éléments porteurs pour le e-commerce.

“Ces offres désinhibent les achats en ligne, notamment sur les petits montants”, relève le responsable de la Fevad.

Cette banalisation de l’achat en ligne s’accompagne d’un recul continu du panier moyen (70 euros en 2016, contre 75 euros en 2015), plus que compensé par une hausse record (+21%) de la fréquence d’achat.

L’habillement demeure le produit le plus acheté en ligne, devant les produits culturels et les chaussures, tandis que le trio des sites marchands les plus visités reste formé par Amazon, CDiscount (groupe Casino) et la Fnac.

A la fin 2016, le e-commerce représentait 8% des ventes de l’ensemble du commerce de détail en France, alimentaire comme non alimentaire, et conservait sa troisième place en Europe derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Jean-Michel Bélot
reuters

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