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Le Nigeria accorde un délai à MTN pour son amende de 5,2 millions de dollars

Le Nigeria accorde un délai à MTN pour son amende de 5,2 millions de dollars

L’autorité des communications du Nigeria a accordé un délai au géant sud-africain des télécoms MTN pour payer son amende de 5,2 milliards de dollars, repoussant la date limite du 16 novembre jusqu’à la fin de négociations en cours, a annoncé MTN lundi matin.

« Nos actionnaires sont informés que les autorités nigérianes ont accepté que l’amende ne soit pas payable avant la conclusion des négociations », a indiqué MTN dans un communiqué.

La Commission des communication du Nigeria (NCC) avait imposé fin octobre une amende de 5,2 milliards de dollars à MTN, la plus grande société de téléphonie d’Afrique, pour n’avoir pas débranché à temps les cartes SIM dont les propriétaires ne s’étaient pas identifiés au Nigeria.

Dégringolade des actions de MTN

Cette amende a provoqué la démission du PDG de MTN, Sifiso Dabengwa, le 9 novembre. Il est remplacé à titre provisoire pour six mois par le président exécutif du groupe Phuthuma Nhleko, qui mène les négociations avec le Nigeria.

« Ces discussions concernent des questions de non-application [des règlements] et des mesures qui doivent être adoptées pour résoudre le problème », poursuit le communiqué de MTN.

Début août, la NCC avait enjoint aux sociétés de téléphonie mobile dans ce pays de désactiver toutes les cartes SIM dont les détenteurs ne s’étaient pas identifiés dans un délai de sept jours, faute de quoi elles encouraient de lourdes sanctions.

MTN, qui avait plus de 62,8 millions d’abonnés au Nigeria au deuxième trimestre 2015, n’a pas respecté ce délai et s’est vu infliger une amende de 1 000 dollars pour chacun de ses clients non identifiés.

Cette amende a entraîné une dégringolade du cours des actions de MTN à la Bourse de Johannesburg. MTN est aussi dans le collimateur de la Bourse de Johannesburg, qui a annoncé fin octobre l’ouverture d’une enquête sur de « possibles délits d’initiés » au sein du groupe dans le cadre de l’affaire nigériane.

afp/lemonde.fr

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