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Le patron de McDonald’s prend la porte, après une baisse des ventes historique

Le patron de McDonald’s prend la porte, après une baisse des ventes historique

Les ventes mondiales ont reculé de 2,4 % l’an dernier, la pire performance depuis au moins dix ans.

L’Amérique est décidément impitoyable à l’égard des patrons qui ne tiennent pas la barre. Après le fabricant de jouets Mattel, qui a remercié son PDG en début de semaine , c’est au tour de McDonald’s de mettre le sien à la porte. Don Thompson quitte l’entreprise, moins de trois ans après en avoir pris la direction. « Je ne crois pas que cela ait été une grande surprise. Peut-être en ce qui concerne le calendrier mais pas quant à la décision », note Sara Senatore, analyste chez Sanford Bernstein. « C’est quelque chose dont on parle depuis quelque temps». La chaîne de restauration place à sa tête un vétéran, Steve Easterbrook, ayant débuté sa carrière chez McDonald’s il y a plus de vingt ans. Il s’agira du troisième PDG de l’entreprise en moins d’une décennie, ce qui en dit long sur la crise qu’elle traverse.

La chaîne de restauration rapide a connu l’an dernier un recul historique de ses ventes. Elles ont baissé de 2,4 % sur l’année, soit la pire performance jamais enregistrée depuis au moins dix ans. Les ventes à l’international ont souffert des retombées d’un scandale sanitaire en Chine, d’une pénurie de pommes de terre au Venezuela et de la fermeture temporaire de certains restaurants en Russie liée aux tensions géopolitiques des derniers mois. Plus inquiétant encore : les Américains se détournent de McDonald’s au profit d’enseignes plus « responsables », tels les restaurants Chipotle qui vendent des tacos issus de l’agriculture biologique. Grand concurrent de McDonald’s, Burger King a également vu ses ventes fléchir de 1 % en 2013.

Nul ne sait si Steve Easterbrook modifiera les orientations engagées par le groupe il y a quelques semaines. Son prédécesseur avait décidé de revoir la carte et de donner plus de liberté à ses franchisés pour se relancer, compte à court terme sur une maîtrise de ses coûts. Il avait annoncé une pause dans l’ouverture de nouveaux restaurants, ne souhaitant investir que 2 milliards de dollars cette année, un plus bas depuis cinq ans.

Lucie Robequain Correspondante à New York
lesechos.fr

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