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Le PDG de GE quitte ses fonctions sur un plongeon des bénéfices

Le PDG de GE quitte ses fonctions sur un plongeon des bénéfices

Le conglomérat industriel General Electric (GE), affecté par la chute des prix du pétrole, a annoncé vendredi un plongeon de 57% de ses bénéfices trimestriels pour les derniers résultats du PDG Jeff Immelt, qui va passer la main le 1er août après 16 ans de règne.

Blâmant “un environnement volatil” et de “faible croissance”, le co-fabricant avec le français Safran du moteur d’avions Leap, a vu son bénéfice net ne ressortir qu’à 1,19 milliard de dollars au deuxième trimestre achevé en juin, contre 2,76 milliards un an plus tôt. Ce résultat s’est toutefois traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, de 28 cents, supérieur aux 25 cents attendus en moyenne par les analystes.

Le chiffre d’affaires a plongé de 11,8% à 29,56 milliards de dollars mais il est également supérieur aux attentes des marchés qui étaient de 29,02 milliards. Les revenus du deuxième trimestre 2016 avaient par ailleurs été dopés par les recettes générées par la division électroménager, qui a été depuis vendue.

Dans un communiqué, M. Immelt a mis en avant les progrès effectués dans la réduction promise des coûts et les changements structurels qui devraient permettre, selon lui, d’améliorer la trésorerie.

GE a réduit ses coûts de 670 millions de dollars à fin juin et les activités industrielles présentent une trésorerie positive de 1,5 milliard de dollars au deuxième trimestre, contre un déficit de 1,6 milliard au premier trimestre. M. Immelt a fait le pari de recentrer GE sur son coeur de métier qu’est l’industrie en cédant principalement les actifs financiers, qui avaient fait du groupe la cinquième institution financière américaine avant la crise financière de 2008.

- Titre à la traîne en Bourse -

“Nous sommes en voie d’atteindre voire de dépasser notre objectif de réduction des coûts d’1 milliard de dollars pour l’année. La taille globale de notre entreprise et notre capacité à innover (…) vont nous aider à tirer profit de l’environnement actuel”, a déclaré le dirigeant, dont ce sont les derniers résultats.

Jeff Immelt, dont le départ intervient quelques mois seulement après l’arrivée au capital du financier activiste américain Nelson Peltz, connu pour des bras de fer avec des dirigeants de groupes dans lesquels il a investis, va être remplacé par John Flannery, crédité d’avoir redressé la division santé.

M. Flannery est très attendu par les milieux financiers, qui veulent connaître ses priorités pour redresser le titre GE, à la traîne malgré des records de l’indice boursier Dow Jones, regroupant les trente valeurs vedettes de Wall Street, dont il fait partie.

L’action GE a perdu 33% de sa valeur boursière sous le règne de M. Immelt, alors que dans le même temps Honeywell, son “petit” rival a bondi de 262%. Vendredi, Honeywell, que GE a failli racheter dans les années 2000, a ajusté à la hausse ses objectifs financiers annuels, après avoir enregistré une progression de son bénéfice trimestriel de 5,5% à 1,39 milliard de dollar pour un chiffre d’affaires de 10,08 milliards.

John Flannery “a une réelle opportunité pour rétablir la confiance avec les investisseurs”, estime Nigel Coe, analyste chez Morgan Stanley.

A Wall Street, le titre GE perdait 3,33% à 25,80 dollars vendredi vers 12H50 GMT dans les échanges électroniques de pré-séance, tandis que l’action Honeywell gagnait 0,70% à 135,95 dollars.

Les trois derniers mois chez GE ont été marqués par les difficultés continues de la division pétrole et gaz, qui développe des équipements destinés au forage de puits pétroliers, à la prospection et la production d’hydrocarbures et à la construction de plateformes.

Les revenus trimestriels de cette activité ont reculé de 3,4% à 3,1 milliards de dollars, et leur bénéfice opérationnel a chuté de 52% à 155 millions de dollars.

Pour arrêter l’hémorragie, GE vient de fusionner cette activité avec le groupe de services pétroliers américains Baker Hughes afin de créer un géant mondial du secteur, “Baker Hughes, a GE company”, (une entreprise de GE), basé à la fois à Houston (Texas, sud) et à Londres.

romandie

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