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Le Pentagone utilise toujours des disquettes pour gérer son arsenal nucléaire

Le Pentagone utilise toujours des disquettes pour gérer son arsenal nucléaire

Un rapport du GAO (l’équivalent de la Cour des Comptes) américain, a analysé les dépenses en informatique des différents ministères américains. La conclusion est surprenante car la plupart des systèmes informatiques sont archaïques et coûtent très chers à l’administration américaine.

Au sein du ministère de la Défense américain, la disquette, lancée par IBM en 1967, ne semble pas avoir subi la concurrence des nouveaux modes de stockage comme le CD, la carte mémoire ou la clé USB. Un rapport publié le 25 mai par le Government Accountability Office (GAO), révèle que le ministère de la Défense des Etats-Unis utilise des technologies obsolètes comme les disquettes pour coordonner l’arsenal de missiles balistiques et les bombardiers nucléaires.

L’ancêtre du CD continue d’être utilisé car les ordinateurs sur lesquels il est utilisé “fonctionnent toujours”, rapportent les agences fédérales. L’outil est adapté au système informatique : des ordinateurs IBM Série 1 qui datent des années 1970.

Le matériel des agences fédérales du Pentagone est de plus en plus obsolète, explique le rapport du GAO. Certaines agences fédérales ont signalé l’utilisation de systèmes et de composants, qui, pour certains, sont vieux d’au moins cinquante ans. Le Bureau de la Gestion et du budget (OMB) a donc récemment lancé une initiative pour moderniser et remplacer les systèmes informatiques désuets du gouvernement.

D’autres ministères concernés

Le problème des “systèmes hérités” comme les nomme le GAO ne concerne pas seulement le Pentagone. Le ministère des Anciens Combattants, celui de la Défense et l’Administration de la sécurité sociale utilisent COBOL, un langage de programmation informatique développé dans les années 1950.

Des échéances ont été fixées entre fin 2016 et fin 2017 pour moderniser ces systèmes archaïques, rapporte le GAO. Mais certains ministères, comme celui des Finances, n’ont toujours pas défini de dates pour la mise en oeuvre de ces améliorations.

Sur la totalité des dépenses en informatique, celles attribuées à la maintenance sont évaluées à 75 %, au détriment des dépenses en investissement, rapporte le GAO qui estime que maintenir ces systèmes désuets est bien trop onéreux.

Emma Helie
latribune.fr

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