Accueil / Mines & Energies / Le pétrole finit la semaine sur une note calme à New York

Le pétrole finit la semaine sur une note calme à New York

Le pétrole finit la semaine sur une note calme à New York

Le prix du baril de pétrole évoluait en légère baisse vendredi peu après l’ouverture à New York, le marché finissant la semaine sur une note calme après de nombreux mouvements liés notamment aux tensions géopolitiques autour du Kurdistan.

Vers 14H00 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, perdait 13 cents à 51,43 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) après avoir entamé la séance au même niveau que la veille.

Le WTI et le baril de Brent échangé à Londres se sont nettement appréciés plus tôt dans la semaine, le pétrole américain grimpant notamment jeudi en séance à son plus haut niveau depuis la mi-avril et le pétrole britannique mardi à son niveau le plus élevé depuis l’été 2015. Ils se sont ensuite repliés sous l’effet de prises de bénéfices.

Le vote massif au Kurdistan en faveur de l’indépendance lors d’un référendum dont les résultats ont été proclamés jeudi a maintenu les prix sous pression.

“Le vote n’est reconnu ni par Bagdad, ni par la Turquie, ni par l’Iran car ils ont eux-mêmes des minorités et craignent des velléités séparatistes”, a analysé Commerzbank.

Depuis la proclamation des résultats jeudi, le pouvoir turc qui menaçait de bloquer les exportations de pétrole du Kurdistan transitant par le port turc de Ceyhan, n’a semble-t-il mis en place aucune action.

Plus de 500.000 barils par jour de pétrole kurde sont concernés par cette menace.

Ankara a toutefois indiqué qu’il ne traiterait désormais qu’avec le gouvernement de Bagdad concernant les exportations pétrolières.

“Si la Turquie coupe l’approvisionnement comme elle a menacé de le faire, il faut s’attendre à une nouvelle remontée brutale des cours”, a toutefois prévenu Gene McGillian de Tradition Energy.

“Le rééquilibrage du marché a encore du chemin à faire”, ont nuancé les analystes de BNY Mellon. “Les réserves de pétrole de l’OCDE ont reculé de 500.000 barils au premier semestre, mais l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a fait remarquer qu’elles partaient de niveaux très élevés, et étaient encore 219 millions au dessus de leur moyenne sur cinq ans”, ont-ils souligné.

“La menace d’un manque d’offre à court terme” devrait continuer à soutenir les prix, ont avancé les analystes de Commerzbank. Le pétrole pour livraison en novembre s’échange actuellement environ deux dollars de plus que celui pour livraison en novembre 2018, “ce qui ne rend pas très attractif le fait de stocker du pétrole et incite à réduire les stocks”, ont-ils expliqué.

bur-alb/jum/nas
zonebourse

Aller en haut