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Le pétrole grimpe avec le référendum du Kurdistan irakien

Le pétrole grimpe avec le référendum du Kurdistan irakien

Les cours du pétrole montaient nettement lundi en fin d’échanges européens, les investisseurs craignant que le référendum du Kurdistan irakien sur son indépendance n’exacerbent les tensions avec la Turquie et ne perturbent les exportations de la région.

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 58,26 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,40 dollar par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour la même échéance gagnait 99 cents à 51,65 dollars.

Le Brent a touché son plus haut depuis juillet 2015 à 58,50 dollars vers 15H30 GMT, tandis que le WTI a touché 51,79 dollars, son plus haut niveau depuis plus de trois mois et demi.

“Les prix grimpent avec le référendum au Kurdistan, qui pourrait perturber l’équilibre de cette région productrice”, a noté David Madden, analyste chez CMC Markets.

L’Irak et la Turquie voient d’un mauvais oeil la tenue d’un référendum sur l’indépendance de cette région irakienne.

Furieux de la tenue du scrutin, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé lundi que des “mesures” allaient être prises “cette semaine” contre la région autonome. L’exportation du pétrole du Kurdistan irakien cessera une fois que la Turquie aura “fermé les vannes”, a-t-il prévenu.

Ankara est le premier concerné par la question puisque 550.000 des 600.000 barils/jour produits par le Kurdistan irakien sont exportés via le terminal turc de Ceyhan (sud).

“Les prix ont également été soutenus par les discussions sur un renouvellement de l’accord de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires”, a ajouté David Madden.

Le point mensuel de suivi de cet accord de limitation de la production s’est conclu sans surprise vendredi, mais les responsables de l’Opep se sont évertués à raviver les espoirs d’un renouvellement de l’accord au-delà du premier trimestre 2018.

“La prochaine réunion de l’Opep (prévue en novembre à Vienne) discutera de la nécessité de prolonger l’accord sur les réductions de production et de la durée de l’accord”, a ainsi affirmé lundi le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, Suhail al-Mazrouei.

“La réunion discutera également de l’adhésion de nouveaux producteurs à l’entente sur les réductions de production”, a encore dit le ministre.

Ces remarques viennent rassurer le marché, alors que la hausse de la production de la Libye et du Nigeria, qui avaient été exemptés de participer aux baisses d’extraction, menacent d’effacer les efforts du reste du cartel.

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