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Le pétrole ouvre en hausse à New York, les stocks attendus en baisse

Le pétrole ouvre en hausse à New York, les stocks attendus en baisse

Les cours du pétrole montaient nettement à l’ouverture mercredi à New York, le marché anticipant l’annonce en cours de séance d’une forte baisse des réserves américaines de brut et d’essence.

Vers 13H15 GMT, le prix du baril de “light sweet crude” (WTI), référence américaine du brut, gagnait 96 cents à 46,00 dollars sur le contrat pour livraison en août au New York Mercantile Exchange (Nymex).

La progression des cours est “bien évidemment liée au gros recul attendu des stocks”, a relevé Phil Flynn de Price Futures Group.

Mardi après la clôture, l’American Petroleum Institute (API), fédération privée qui publie ses données hebdomadaires sur les réserves de pétrole, a fait état d’une baisse très marquée pour la semaine achevée le 7 juillet.

“Les réserves de brut auraient reculé de 8,1 millions de baril, ce qui explose les attentes d’une baisse de 2,9 millions de barils”, ont indiqué les analystes de PVM.

Si ces données sont confirmées par le département américain de l’Énergie (DoE) lors de la publication de son rapport à 14H30 GMT, “il s’agirait de la plus forte baisse hebdomadaire depuis septembre, et mènerait les réserves de brut sous les 500 millions de barils pour la première fois depuis janvier”, ont-ils énuméré.

Selon la médiane d’un consensus d’analystes interrogés sur les données du DoE et compilé par l’agence Bloomberg, les réserves de brut pourraient avoir reculé de 2,85 millions de barils, celles d’essence de 1,88 million de barils tandis que celles de produits distillés auraient augmenté de 692.000 barils.

Les cours du brut étaient aussi encore portés mercredi “par la révision à la baisse par l’EIA (Agence américaine d’information sur l’Energie) de sa prévision de production de pétrole aux Etats-Unis en 2018 en raison du recul des prix”, a noté Phil Flynn.

“Ce nouvel élément change un peu la discussion qui jusqu’à présent partait du principe que la hausse de la production américaine pourrait en grande partie compenser les quotas mis en place par l’Opep pour répondre à la demande mondiale”, a ajouté le spécialiste.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole est en effet engagée depuis janvier, avec d’autres partenaires comme la Russie, dans un effort de limitation de la production en 2017 et au premier trimestre 2018 afin de permettre aux prix de se redresser.

La production du cartel a toutefois augmenté en juin par rapport au mois précédent, soutenue principalement par le Nigeria et la Libye. Ces deux pays sont exemptés de l’accord de plafonnement de production en vigueur en raison des troubles géopolitiques affectant leur industrie pétrolière.

jum/lla/pre
romandie

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