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Le pétrole recule, craintes sur la croissance de la demande

Le pétrole recule, craintes sur la croissance de la demande

Les cours du pétrole baissaient lundi en cours d’échanges européens, alors que les inquiétudes sur la croissance mondiale semblent l’emporter sur les interrogations autour du pétrole iranien.

Vers 15H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 77,03 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 59 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour la même échéance cédait 73 cents à 66,86 dollars.

“Il n’y a plus qu’une semaine avant que les sanctions américaines sur les exportations de pétrole de l’Iran ne prennent effet”, a souligné Stephen Brennock, analyste pour PVM, qui précise que “l’impact total” demeure “largement inconnu”.

Selon les analystes de Commerzbank, l’une des principales questions est ainsi de savoir “si des exemptions seront accordées à des pays comme l’Inde”, même si cela reste selon eux “peu probable”.

Il y a plusieurs semaines, des spéculations autour de possibles autorisations pour continuer à importer du pétrole iranien, sans subir de représailles américaines, avaient circulé, mais aucun élément concret n’est encore venu étayer cette hypothèse.

Dimanche, pour la première fois, l’Iran a vendu du pétrole à des acheteurs privés via une Bourse de l’énergie, mais l’offre n’a pas suscité l’enthousiasme des marchés. Le gouvernement a ainsi dû se contenter de vendre 280.000 barils, contre un million escomptés, à un prix inférieur à celui annoncé. L’opération pourrait avoir lieu une fois par semaine, selon l’agence Fars, proche des conservateurs.

Néanmoins, “en dépit des sanctions sur l’Iran, les investisseurs ne semblent plus avoir peur du risque de pénurie d’approvisionnement”, ont souligné les analystes d’ActivTrades.

“Des prix du pétrole plus élevés (sur les deux dernières années, ndlr), les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et la force du dollar, particulièrement contre les devises émergentes, vont probablement peser sur la demande”, ont commenté les analystes de Barclays.

La force du dollar, monnaie de référence du pétrole, pèse sur le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant d’autres devises.

bur-js/ktr/th
romandie

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