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Le pétrole stable, l’Opep rassure quand les Etats-Unis inquiètent

Le pétrole stable, l’Opep rassure quand les Etats-Unis inquiètent

Londres (awp/afp) – Les prix du pétrole se stabilisaient lundi en cours d’échanges européens, l’Opep s’efforçant de rassurer des marchés inquiets de voir la production américaine grimper semaine après semaine.

Vers 11H15 GMT (12H15 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 49,11 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de un cent par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour le contrat de juin cédait un cent à 46,21 dollars.

Les cours de l’or noir avaient plongé vendredi pour atteindre 46,64 dollars pour le Brent, au plus bas depuis plus de cinq mois, et 43,76 dollars pour le WTI, au plus bas depuis près de six mois, avant de rebondir, un mouvement qui peinait à se confirmer lundi.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires s’évertuent à convaincre les marchés qu’ils étendront leur accord de baisse de la production au delà du premier semestre 2017.

“Le ministre saoudien de l’Energie (Khaled al-Faleh) a déclaré que les baisses de production pourraient être étendues jusqu’à la fin de l’année. Mais avec la hausse du nombre de puits actifs aux Etats-Unis, les marchés attendent désormais que l’Opep intensifie ses baisses de production”, a prévenu Naeem Aslam, analyste chez Think Markets.

Le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak a pour sa part affirmé qu’une extension de l’accord aiderait au rééquilibrage du marché, selon l’agence Bloomberg.

Alors que les deux plus grands producteurs mondiaux cherchent ainsi à courber l’échine de l’offre mondiale, l’activité des pétroliers américains continue pour sa part de s’intensifier, comme le montre la hausse du nombre de puits actifs selon les données publiées par le groupe privé Baker Hughes vendredi.

“Les prix de l’or noir sont sous pression, mais nous prévoyons toujours que le marché se rééquilibrera dans les prochains mois”, ont argué les analystes de Morgan Stanley.

Selon eux, l’Opep ayant limité sa production au premier semestre, il est normal que l’effet de cet effort ne se fasse sentir sur les réserves mondiales que dans les prochains mois.

“Mais des risques apparaissent dès 2018, et nous nous attendons à ce que le marché soit à nouveau déséquilibré” par une production américaine très élevée et par des extractions reparties de plus belles chez les membres de l’Opep.

 

js/acd/nas
romandie

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