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Le pétrole tente un rebond à New York à l’issue d’une mauvaise semaine

Le pétrole tente un rebond à New York à l’issue d’une mauvaise semaine

New York (awp/afp) – Les cours du pétrole ont ouvert en légère hausse vendredi à New York, le marché tentant de se rééquilibrer après deux séances catastrophiques qui l’ont fait retomber au plus bas de l’année.

Vers 14H10 GMT, le prix du baril de “light sweet crude” (WTI), référence américaine du brut, gagnait 37 cents à 49,65 dollars sur le contrat pour livraison en avril au New York Mercantile Exchange (Nymex).

“Le marché essaie de reprendre pied, comme c’était prévisible (…) après les déclins massifs de cette semaine”, a résumé John Kilduff, d’Again Capital.

Lors des deux précédentes séances, les cours, qui jusqu’alors observaient un début d’année très calme, ont brusquement perdu près de quatre dollars pour finir au plus bas depuis la fin 2016 face à des inquiétudes renouvelées sur le niveau de l’offre.

Vendredi, le marché obtenait le soutien d’un affaiblissement du dollar après de pourtant bons chiffres sur l’emploi aux Etats-Uns: les échanges libellées étant libellés en monnaie américaine, ils en deviennent mécaniquement moins coûteux.

“Mais, plus largement, le marché continue de s’inquiéter d’un échec de l’accord entre les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres pays”, a prévenu M. Kilduff.

Ces accords prévoient des baisses de production avec des quotas précis pour chaque signataires et ils avaient largement contribué à soutenir le marché lors des derniers mois.

Mais “les marchés pétroliers sont maintenant retombés au plus bas depuis que les membres de l’Opep avaient trouvé un accord le 30 novembre”, ont souligné dans une note les experts de Commerzbank. “Plus de deux mois après l’entrée en vigueur des baisses de production, on ne voit toujours pas de signe d’un rééquilibrage du marché du pétrole.”

Au contraire, beaucoup d’observateurs jugent que c’est la hausse persistante des réserves américaines de brut à des records qui a déclenché la chute des cours cette semaine, les Etats-Unis n’étant pas impliqués dans les accords et leurs compagnies en profitant même pour faire repartir leur activité.

M. Kilduff se faisait d’ailleurs l’écho de rumeurs de presse selon lesquelles l’Arabie saoudite, membre dominant de l’Opep, avait prévenu des compagnies américaines qu’il ne fallait pas compter sur une prolongation des accords au-delà de la mi-2017.

jdy/lla/az

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