dimanche 29 novembre 2020
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Le potentiel agricole de l’UEMOA est énorme

Le potentiel agricole de l’UEMOA est énorme

Jonas Gbian, Commissaire de l’UEMOA en charge de l’Agriculture, des ressources en eau et de l’environnement a vanté mercredi les potentialités en agriculture des 8 Etats membres de l’Union.

« L’espace dispose d’un potentiel énorme, non seulement pour nourrir la population, éradiquer la faim et l’insécurité alimentaire mais aussi pour être une actrice majeure sur le marché alimentaire mondial », a-t-il déclaré lors d’un webinar co-organisé par UEMOA-CORAF.

« Nous avons un vaste programme agricole qui est en cours dans les Etats membres pour la construction d’infrastructures, de développement et de la maîtrise de l’eau. Nous avons démarré un projet de construction de magasins de stockage dans les localités des pays membres qui est presque achevé », a renseigné le commissaire.

Pour soutenir le développement dans les pays membres, l’UEMOA a signé depuis 2014, une convention avec le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) pour développer à travers 3 projets de recherche, les filières coton (VATICOPP), maïs (AMAFINE) et élevages (PROGEVAL).

Jonas Gbian, commissaire agriculture UEMOA

Le défi du CORAF est de contribuer aux grandes priorités du continent telles que l’éradication de la faim avec un impact en termes de stimulation du commerce, d’investissement et la diversification durable des ressources.

Selon le commissaire de l’UEMOA, le CORAF a convenablement exécuté cette convention. Les responsables projettent de renouveler ce partenariat mais une évaluation est avant tout nécessaire pour passer à la deuxième étape.

« La volonté de l’UEMOA de soutenir les centres de recherche a été indiquée très tôt après l’adoption de la politique agricole de l’union. Nous avons envisagé de renouveler ce partenariat mais il faut évaluer. Dès que nous allons finir l’évaluation, nous allons voir les conditions dans lesquelles on pourrait continuer cette coopération qui peut revêtir d’autres formes », a rassuré M. Gbian.

Beaucoup de facteurs interviennent dans la pérennisation de ces résultats notamment la problématique du développement rurale.

Les chefs d’Etats de l’UEMOA ont prévu un développement intégré de tous les pays de la zone à travers des fonds structurés qui sont dédiés à beaucoup d’activités comme les infrastructures.

« Notre souhait est d’œuvrer pour un meilleur développement de l’agriculture dans notre région qui fait face à de nombreux défis comme le manque d’infrastructures rurales, la mécanisation, les structures de préservation de l’agriculture, le financement de la recherche, les investissements dans les chaînes de valeur et la budgétisation pour la transformation et la durabilité de l’agriculture », a relevé pour sa part, Dr Abdou Tenkouano, Directeur exécutif du CORAF.

Le chantier reste important

Il faut produire certes, mais il est important de transformer ces produits dans la sous-région pour ainsi favoriser majoritairement la consommation au plan local.

Henriette Kaba, modératrice du Webinar

L’UEMOA représente la première zone de production du coton par excellence en Afrique, mais les producteurs préfèrent exporter leurs produits.

Afin de transformer le coton surplace, l’Union est en train de mener une politique révolutionnaire qui permettrait de transformer le coton en graine et en fibre.

« Nous transformons à peine 2% de notre coton en fibre dans la zone. Pour ça nous travaillons au niveau de l’UEMOA pour mettre en place ce que nous appelons l’Agenda coton », dévoilé Jonas Gbian.

Le vrai problème selon lui réside dans les politiques qu’adopte chaque Etat membre dans leurs filières coton et l’UEMOA ne vient qu’appuyer cette politique.

Il précise que le problème réside également dans consommation locale et qu’il faudrait accompagner les populations à changer de comportement.

Afin d’assurer l’accessibilité des aliments, sa sécurité ainsi que celle des populations, l’UEMOA compte transformer l’agriculture de la zone à travers le « plan communautaire décennale ».

Toutes les parties seront impliquées dans ce projet qui va contribuer à rehausser le niveau de vie des populations de la sous-région mais également d’accroître les revenus des acteurs de la chaîne de valeur.

De grands défis restent encore à relever dans l’espace UEMOA. L’union s’engage aux côtés de tous les acteurs pour les relever. La bourse des produits vivriers et l’organisation de marchés virtuels restent entre autres chantiers sur lesquels l’Union travaille d’arrache-pied.

agridigitale

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