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Le président de la BAD plaide, lui aussi, pour la libre circulation en Afrique

Le président de la BAD plaide, lui aussi, pour la libre circulation en Afrique

Le président de la Banque africaine de développement, a joint sa voix à celles d’autres personnalités avant lui, pour réclamer la suppression des visas entre pays africains, notamment pour ce qui est des acteurs de l’économie. « Nous voulons supprimer bon nombre de défis et de procédures auxquels beaucoup de gens font face quand ils voyagent. Nous voulons nous assurer que la réciprocité dans la délivrance des visas est effective et nous voulons promouvoir la mobilité des talents partout en Afrique », a fait savoir Akinwumi Adesina (photo), intervenant lors du Forum Economique Mondial sur l’Afrique, qui se déroulait au Rwanda la semaine dernière.

Son compatriote le milliardaire Aliko Dangote avait déjà soulevé cette préoccupation au mois de mars 2016, lors d’un précédent forum à Abidjan en Côte d’Ivoire. Le président du groupe Dangote expliquait qu’il avait failli ne pas entrer en Afrique du sud lors d’un de ses voyages, parce qu’il avait oublié son passeport dans l’avion.

Plus récemment, Tony Elumelu, le président de Heirs Holding a expliqué lundi 16 mai 2016, en prélude de la conférence « Investir au Cameroun », que l’une des mesures politiques prioritaires pour l’Afrique est celle relative à la libre circulation.

Au plus haut niveau, le Dr Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, avait lui aussi soulevé la question, expliquant que l’ouverture des frontières était une issue de développement pour le continent. « Ce que nous avons constaté en Afrique toutes ces dernières années, c’est qu’il est parfois plus difficile de faire du commerce entre des pays qui partagent la même frontière, que d’en faire avec l’Europe ou les Etats-Unis, ce qui n’a pas de sens », répondait-il à la question d’un journaliste zambien, lors des rencontres de printemps qui se déroulaient au mois d’avril dernier.

Le commerce intra-africain a continué de progresser pour atteindre 50 milliards $ en 2015. Mais Akinwumi Adesina estime que ce chiffre pourrait être plus important si l’intégration régionale (avec l’amélioration des infrastructures et de l’environnement des affaires) était effective. Dans un récent rapport sur l’ouverture des visas en Afrique, qui a été commandité par la BAD, il est ressorti que seulement 13 pays sur les 55 que compte le continent, accordent des visas gratuitement à l’arrivée de ressortissants d’autres pays africains.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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