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Le scandale de corruption Odebrecht s’étend

Le scandale de corruption Odebrecht s’étend

Le scandale de corruption Petrobras et des pots-de-vin du groupe de BTP Odebrecht s’étend progressivement à toute l’Amérique latine et les enquêtes remontent jusqu’au plus haut niveau des Etats touchés par les révélations.

De plus en plus nombreux des hauts dirigeants latino-américains sont éclaboussés par l’affaire des pots-de-vin distribués par le géant du BTP Odebrecht, sous-traitant de Petrobras.

Après l’arrestation samedi de deux avocats panaméens pour blanchiment, dont un ancien conseiller à la présidence, des accusations de financement illégal de sa campagne électorale ont été lancées à l’encontre du président en exercice Juan Carlos Varela.

La justice colombienne, de son côté, a ouvert une enquête pour les mêmes motifs sur la campagne électorale en 2014 du président Santos.

Au Brésil, on s’attend dans les prochains jours à des révélations explosives sur le président Michel Temer. Là encore des millions de dollars auraient été versés par Odebrecht pour financer les campagnes de son parti.

Quant à l’ancien président péruvien Alejandro Toledo, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice de son pays, car il est accusé d’avoir perçu des commissions du groupe de BTP brésilien afin de lui attribuer un contrat alors qu’il était à la présidence.

L’ex-président péruvien cherche un asile

Ancien président corrompu cherche asile dorée pour échapper à la justice. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier les mésaventures d’Alejandro Toledo, ancien président du Pérou, réfugié aux Etats-Unis qui refusent de l’extrader sans donner aucune explication pour le moment, malgré un mandat international lancé contre lui.

Tout commence lorsque la justice péruvienne découvre sur le compte d’un ancien collaborateur de l’ex-président une somme de 10,2 millions d’euros. Les enquêteurs sont persuadés que cette somme faisait partie d’un pot-de-vin versé par le conglomérat brésilien Odebrecht. Le pot-de-vin se monterait à quelques 18,5 millions d’euros versés pour faciliter l’obtention d’un contrat d’infrastructure sous le mandat du président.

Depuis, la justice péruvienne tente de mettre la main sur le président indélicat. Il s’est réfugié aux Etats Unis, plus précisément à Los Angeles, mais Washington refuse toujours de l’extrader. Washington précise aussi que rien ne l’empêchera de quitter les Etats-Unis pour aller où bon lui semble, malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui.

L’ancien président, selon plusieurs sources, songeait à se rendre en Israël où sa femme bénéficie de la nationalité israélienne. Mais Tel-Aviv vient d’affirmer qu’il ne pourrait se rendre dans ce pays tant qu’il n’aurait pas réglé ses problèmes de justice.

rfi

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