Accueil / Finances / Le secteur des assurances au Nigeria devrait bientôt connaître une nouvelle vague de recapitalisations

Le secteur des assurances au Nigeria devrait bientôt connaître une nouvelle vague de recapitalisations

Le secteur des assurances au Nigeria devrait bientôt connaître une nouvelle vague de recapitalisations

Les sociétés d’assurance devront bientôt se recapitaliser au Nigéria, afin de mieux se positionner sur les nouveaux défis de leur environnement économique, et les nouvelles exigences de régulation. L’information est donnée par Kemi Adeosun (photo), la ministre des finances, à l’occasion d’une rencontre des acteurs du secteur.

Selon des données révélées par Mme Adeosun, les entreprises d’assurance sont les entreprises financières les moins capitalisées au Nigéria. « Les trois plus grandes banques ont un capital propre cumulé de 30 milliards de nairas, alors que celui des trois plus grandes compagnies d’assurance se situe entre 25 et 30 millions pour chacune d’entre elles », a-t-elle fait savoir, expliquant que des réformes étaient en cours pour le secteur.

Dans le cadre de ces réformes, les autorités nigérianes souhaitent voir émerger des sociétés d’assurances plus larges, avec une plus grande capacité d’intervention, notamment dans des secteurs à hauts besoins de capitaux, comme celui de l’énergie électrique et du pétrole. Avec ses 180 millions d’habitants et un Produit Intérieur Brut estimé à 480 milliards $, le Nigéria est la cible de grandes compagnies d’assurance africaines et occidentales.

Dans cette logique, le sud-africain MMI Holding a racheté United MetropolitanNigeria, un spécialiste de l’assurance-vie et le groupe français Axa a effectué un investissement indirect dans le capital de Mansard Insurance.

Le gouvernement nigérian estime par ailleurs, qu’une amélioration du marché de l’assurance est susceptible de générer de la valeur ajoutée supplémentaire pour le Produit Intérieur Brut et aussi créer davantage d’emplois dans les segments de la commercialisation, de la communication ou encore de la gestion d’exploitation quotidienne.

Idriss Linge
agenceecofin.com

Aller en haut