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Le sommet du G20 face aux défis du protectionisme

Le sommet du G20 face aux défis du protectionisme

L’Allemagne accueille à partir de vendredi le sommet du G20 alors que l’économie mondiale connaît une forte mutation et doit faire face à la montée des tendances isolationaistes.

La ville libre et hanséatique de Hambourg, c’est le nom officiel de l’hôte du sommet du G20. La Hanse est à l’origine une alliance de marchands au Moyen-Âge qui regroupera plus tard de nombreuses villes autour d’une zone de libre-échange.

Mais le sommet du G20, lui, ne rimera pas cette année avec libre-échange. C’est d’autant plus surprenant que l’économie mondiale est en ce moment dans une tendance plutôt stable.

Selon Hennig Vöpel, directeur de l’Institut économique du monde à Hambourg, il ne faut pas être dupe:
“Bien sûr, il s’agit de rendre le commerce équitable. Surtout en ce qui concerne les pays en développement, en Afrique. Un continent qui aura certainement, dans les 20 prochaines années, un impact très important sur les évolutions de la mondialisation. Néanmoins, nous voyons que le libre-échange connaît un certain recul. Les nations, et ici je pense aussi aux États-Unis, essaient de trouver de nouvelles bases de négociations et d’examiner d’autres possibilités de commerce. À cet égard, le libre-échange est en fait une disposition. Et il s’agit de le défendre.”

Un sommet très critiqué

Les propos de Hennig Vöpel devraient ravir les critiques de la mondialisation. Dimanche, à Hambourg, les anti-G20 ont manifesté avec véhémence pour un monde plus juste.
Le commerce équitable et le libre-échange sont deux notions qui font désormais partie du quotidien des Allemands et des Européens. Mais depuis que Donald Trump est à la Maison Blanche, Européens et Allemands regardent un peu plus l’Asie : le Japon, la Chine et l’Inde.

Pour Gabriel Felbermayr, expert en commerce extérieur à l’institut Ifo de Munich, il faut défendre la coopération :
“Je pense, ce que doivent faire le G-20 et les pays qui le forment, c’est envoyer un signal crédible. Ils doivent dire que la coopération devrait être le principe directeur pour toutes les choses qui présentent un intérêt mondial. Je pense qu’il y a de sérieux soucis fondamentaux, par exemple, l’envie des Etats-Unis de passer d’une relation de coopération à un jeu non-coopératif. Je pense que le grand signal qui doit être donné à Hambourg est d’adhérer à cette idée de base de la coopération.”

Donald Trump, un mauvais exemple ?

Donald Trump et son concept de l’”América first” a brusquement ouvert la boîte de pandore. Dans cette cacophonie, la Chine en profite tant qu’elle le peut. Pékin réclame sa place dans l’économie mondiale et bientôt d’autres groupements économiques vont emboîter le pas aux Chinois.

Le G20 de Hambourg, en Allemagne, sera peut-être l’occasion de voir les premiers contours de ce nouvel ordre mondial.

dw.com

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