jeudi 24 janvier 2019

Accueil / Développement / Le Togo prend le pouls du marché financier sous régional le 10 janvier

Le Togo prend le pouls du marché financier sous régional le 10 janvier

Le Togo prend le pouls du marché financier sous régional le 10 janvier

Le Togo va renouer dans quelques jours avec le marché financier de la sous-région, avec pour objectif de mobiliser d’ici la fin de l’année, 390 milliards FCFA dont 95 au premier trimestre.

Mais pour commencer, les autorités togolaises veulent mobiliser le 10 janvier prochain, un montant de 20 milliards FCFA. Ce sera à travers l’émission des Bons assimilables du Trésor (BAT), d’une valeur nominale unitaire d’un million FCFA. Ces bons, apprend-on, sont émis à l’intention des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat du Togo. Les BAT sont stipulés pour une maturité de 12 mois. Leur remboursement devrait intervenir le 1er jour ouvré suivant la date d’échéance, soit le 09 janvier 2020.

D’après le communiqué Uemoa Titres, les revenus perçus sur les titres qu’émet le Togo sont nets d’impôts pour les investisseurs qui résident au Togo. Mais, cette exonération fiscale ne s’applique pas aux non-résidents. Ceux-ci sont soumis à la fiscalité applicable sur le territoire de leur pays de résidence.

Marchera ou marchera pas ?

Tout comme l’année dernière et les autres années précédentes, il sera difficile de prédire le succès ou l’échec des émissions du Togo sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). A l’imprévisibilité du marché communautaire, il faudra ajouter l’intérêt des investisseurs pour les pays qui émettent sur le marché financier. Bien entendu, les pays en guerre ou instable n’attirent naturellement pas les investisseurs. Le Togo n’est ni un pays en guerre, ni un pays instable. Au contraire, le pays présente des signaux au vert avec un taux d’endettement en dessous des 70% recommandé par l’Uemoa, une croissance qui reprend progressivement et d’innombrables opportunités de financement. Seul problème, l’annonce de nouvelles manifestations politiques qui risquent de raviver la crise politique née du bras de fer entre acteurs politiques autour des réformes constitutionnelles.

Rachidou Zakari, correspondant Togo

Aller en haut