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L’économie et la question des terres dominent le 27ème anniversaire de l’indépendance en Namibie

L’économie et la question des terres dominent le 27ème anniversaire de l’indépendance en Namibie

La Namibie a célébré mardi le 27ème anniversaire de son indépendance, l’économie et la question des terres dominant le débat.

S’exprimant à la nation depuis Rundu, à environ 700 kilomètres de la capitale Windhoek, le président Hage Geingob a déclaré que le Nouveau Cadre d’Empowerment Economique Equitable (NEEEF) que le gouvernement compte introduire viendra avec des conditions.

Ces conditions, selon M. Geingob, concernent les marchés publics du gouvernement.

“Certaines personnes s’opposent au NEEEF sans apporter de propositions alternatives”, a-t-il déclaré.

Le gouvernement a dû abandonner l’idée d’introduire le cadre l’année dernière, après une vive opposition de différents secteurs de la société.

L’opposition est venue d’une des propositions du cadre qui prévoit que les entreprises devraient mettre de coté 25% des actions pour les Namibiens autrefois désavantagés.

M. Geingob a ajouté qu’alors que la Namibie célèbre le cadeau de l’indépendance, le peuple doit également apprendre à partager le cadeau de la prospérité.

Cette année, les fêtes interviennent après que certaines tribus dont les terres ancestrales ont été prises par les Allemands et le régime sud-africain de l’Apartheid ont fait entendre leurs voix pour récupérer leurs terres.

S’exprimant à ce sujet mardi, M. Geingob a déclaré que pour comprendre le problème des terres, les gens doivent revisiter l’histoire.

Il a expliqué que le concept de vendeur consentant-acheteur consentant adopté par la Namibie dans le cadre de l’acceptation de la Résolution 435 a pris du temps à satisfaire les souhaits de la majorité des Namibiens.

“Cela signifie que nous devons nous référer à notre Constitution qui permet l’expropriation des terres en échange d’une indemnisation juste et traite des terres appartenant à des étrangers, notamment des propriétaires terriens absentéistes”, a-t-il poursuivi.

Les étrangers, d’après le ministre de la Réforme agraire, Utoni Nujoma, en juin dernier, possèdent 281 fermes représentant au total 1,3 millions d’hectares.

M. Nujoma a ajouté que la plupart de ces propriétaires terriens sont des propriétaires absents, les Allemands arrivant en tête de liste avec 129 fermes, soit 620.000 hectares.

M. Geingob a souligné que le gouvernement est ouvert aux propositions sur la façon de gérer la question des terres ancestrales pour atteindre un consensus avant de passer à de nouvelles mesures pour résoudre le problème.

“Bien entendu, une question que je pose lorsqu’il s’agit des terres est: qui sont les propriétaires de Windhoek et des alentours?”

Les San (populations autochtones d’Afrique australe), a-t-il ajouté, sont toujours écartés des discussions sur les terres bien qu’ils aient plus de droits sur les terres que tout autre groupe ethnique en Namibie.

WINDHOEK, 21 mars (Xinhua)

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