Accueil / Finances / L’Egypte émet 4 milliards $ d’obligations par placement privé et obtient un prêt de 2 milliards $

L’Egypte émet 4 milliards $ d’obligations par placement privé et obtient un prêt de 2 milliards $

L’Egypte émet 4 milliards $ d’obligations par placement privé et obtient un prêt de 2 milliards $

L’Egypte a émis des obligations souveraines d’une valeur de 4 milliards de dollars par placement privé et obtenu un prêt de 2 milliards de dollars d’un consortium de banques internationales, ont annoncé la Banque centrale et le ministère des Finances, ce jeudi 10 novembre.

Les obligations souveraines émises par placement privé ont été cotées à la Bourse irlandaise, selon un communiqué du ministère des Finances. Une partie de ces obligations a été utilisée pour garantir le prêt de deux milliards de dollars, obtenu par la Banque centrale.

Le ministère des Finances a précisé que les obligations émises comprennent : un emprunt de 1,360 milliard de dollars à un taux d’intérêt de 4,62% qui arrivera à échéance en décembre 2017 ; un emprunt de 1,320 milliard de dollars à un taux de 6,75% dont l’échéance a été fixée pour le mois de novembre 2024 ; et un troisième emprunt de 1,320 milliard de dollars à un taux de 7% et qui arrivera à échéance en novembre 2028.

Le prêt de 2 milliards de dollars, accordé au pays le plus peuplé du monde arabe par des banques internationales dont les noms n’ont pas été dévoilés, va renforcer les liquidités et les réserves en devises de la Banque centrale. L’Egypte devra rembourser ce prêt dans un an.

Ces emprunts interviennent à la veille d’une décision cruciale du Fonds monétaire international (FMI) sur un prêt de 12 milliards de dollars, sollicité par Le Caire, pour remettre à flot une économie malmenée depuis la révolution de 2011 contre le régime de l’ex-président Hosni Moubarak.

Pour octroyer cette bouée de sauvetage à l’Egypte, le FMI avait demandé au Caire d’obtenir un financement de 6 milliards de dollars supplémentaires auprès d’autres créditeurs.

En contrepartie du prêt qui devrait être approuvé, le 11 novembre, par le conseil d’administration du FMI, le gouvernement égyptien a lancé un douloureux programme de réformes prévoyant notamment une baisse drastique des subventions des produits de base qui représentent 7,9% des dépenses de l’Etat. Le gouvernement a commencé à appliquer ce programme en supprimant les subventions au carburant.

agence ecofin

Aller en haut