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L’Egypte veut mobiliser son marché financier au bénéfice des entreprises publiques

L’Egypte veut mobiliser son marché financier au bénéfice des entreprises publiques

L’Egypte veut mobiliser son marché financier au bénéfice des entreprises publiques.

Les autorités égyptiennes et celles de l’Egyptian Exchange se concertent afin de trouver des mécanismes qui permettront de faire du marché financier égyptien un instrument important de mobilisation des financements pour les entreprises publiques. « L’EGX est l’instrument qui permettra de mobiliser le plus rapidement les investisseurs étrangers sur des projets publics », a fait savoir Ashraf Salman, le ministre des investissements selon des propos rapportés par le Daily News Egypt.

On peut désormais comprendre sous un nouveau jour, la décision prise par le gouvernement du Caire, de repousser de deux ans, l’entrée en vigueur de la taxe de 10% sur les gains en capitaux. Il y a deux mois, on annonçait l’introduction en bourse de près de 5 entreprises publiques. Une opération de levée de fonds qui aurait été difficile à réaliser si les investisseurs craignaient d’y perdre de l’argent.

Entre mai 2014 et mai 2015, le marché financier égyptien a fait ses preuves, en accueillant près de 20 nouvelles entreprises, qui sont parvenues à mobiliser un montant global de 5 milliards de LE (656 millions $). Les introductions les plus remarquées auront été celles de la SODIC (Six October Development and Investment Company) qui y a levé près d’un milliard de LE (131,2 millions $) par augmentation de capital. On peut aussi mentionner l’introduction d’une partie du capital d’Edita Food dans le cadre de la stratégie de sortie de deux de ses investisseurs.

Le gouvernement n’est pas le seul à montrer de l’intérêt pour le marché financier égyptien. Plusieurs entreprises du secteur immobilier local examinent désormais des possibilités de lever des capitaux. En marge de ce secteur, des entreprises comme Abraj Misr ont fait part de leurs intentions d’introduire une partie de leurs actions. Dans le cas de cette dernière, les hypothèses d’introduction parlent de 15% de son capital.

L’Egyptian Exchange n’est pourtant pas au meilleur de sa forme. Entre le 1er et le 12 juin, son principal indice (EGX 30), affichait un recul de 1,7% et, depuis le début de l’année, la perte de valeur est de 3,7%. Une contreperformance qui se trouve accentuée lorsqu’on évalue la rentabilité en dollars US de cet indice. Dans ce cas, le recul est de 9,42% depuis le début de l’année 2015.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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