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L’ère de l’homme augmenté a débuté

L’ère de l’homme augmenté a débuté

La technologie permet de pallier les défaillances du corps.
Le rêve des transhumanistes n’a jamais été aussi réel.

L’homme amélioré est déjà une réalité. Avec le développement des smartphones et des objets connectés et l’analyse poussée des données, la technologie peut, de plus en plus, venir en aide au corps humain et corriger ses défaillances. Cerveau, coeur, membres, yeux… Chercheurs et entrepreneurs veulent tout améliorer.

LE CERVEAU

C’est l’un des domaines qui fascinent le plus la Silicon Valley. Plusieurs start-up y ont déjà développé des casques permettant de stimuler et d’améliorer les performances cérébrales. C’est le cas notamment de Halo Neuroscience, qui pourrait commercialiser un objet pour le grand public dès cette année. Sa technologie, à base d’impulsions, promet d’améliorer les capacités du cerveau, la mémoire ou l’apprentissage d’une langue par exemple. Le canadien Personal Neuro, qui a déjà développé des applications mobiles pour stimuler l’activité cérébrale, prépare aussi son casque, qui récupérera les données du cerveau, les analysera et apportera des réponses via des impulsions.

LE COEUR

Les pacemakers existent depuis plus de 50 ans, mais ils sont désormais connectés. Les médecins peuvent ainsi suivre à distance l’évolution du rythme cardiaque de leurs patients, les éventuels déclenchements du stimulateur…

Mais le Big Data révolutionne aussi la prévention des maladies cardio-vasculaires. Plusieurs start-up du milieu de la santé connectée développent des capteurs et des applications permettant de mesurer sa fréquence cardiaque et de détecter les risques. La start-up israélienne Oxitone a même développé un bracelet connecté qui avertit les utilisateurs de l’imminence d’une crise cardiaque.

LES YEUX

L’ophtalmologie est elle aussi en train de vivre une profonde révolution. Les implants oculaires se font de plus en plus précis et, d’ici quelques années, ils pourraient permettre à un aveugle ayant perdu la vue après une maladie génétique de la recouvrer complètement. La start-up française Pixium Vision a développé une technologie associant l’implant à des lunettes équipées d’une caméra. Les images prises par celle-ci sont envoyées à un ordinateur de poche qui traite les données et les transmet à l’implant qui, fixé sur la surface de la rétine, les réinterprète à son tour. Les premiers tests seraient encourageants.

LES PIEDS

Au-delà de la semelle connectée dont on peut régler la température, présentée au CES par la start-up nancéenne Glaglashoes, le pied est l’objet de travaux de recherche poussés. C’est ainsi que Feet.me, société cofondée par le polytechnicien Alexis Mathieu, a collaboré avec plusieurs médecins pour mettre au point une semelle qui devrait être commercialisée dans les prochaines semaines en pharmacie. Ce premier modèle permet de détecter tout ce qui est susceptible de blesser le pied chez les personnes qui ont perdu leur sensibilité. « Toute la difficulté est de recréer un réseau de capteurs performants sur une très petite surface », explique Alexis Mathieu. D’autres applications suivront, permettant notamment de travailler la rééducation de patients, ou d’améliorer la course des sportifs de haut niveau.

Nicolas Rauline
lesechos.fr

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