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Les 10 plus gros échecs de Google

Les 10 plus gros échecs de Google

Le service Google Plus va être éclaté. Alors même que la firme de Mountain View a annoncé lever le pied sur le programme Google Glass. Revue des principaux échecs de la société californienne.

Apparemment, Google aime bien les échecs, tant ils semblent être le gage de la réussite. L’annonce de l’arrêt de son réseau social Google+ survient quelques semaines après que le groupe a interrompu la commercialisation de ses Google Glass.

Pour nombre d’observateurs cette succession de revers traduit la force innovatrice de l’entreprise dont le résultat s’est encore apprécié l’an dernier de 12% à 14,4 milliards de dollars.

Leslie Griffe de Malval, du fonds d’investissement FourPoints parle de Google comme d’une « machine à essayer. »

Le géant du web n’a pas tout perdu dans l’aventure de son réseau social puisque cette plateforme concurrente de Facebook aura au moins incité les internautes à surfer en se connectant à leur compte Google, mettant à sa disposition des données très précises et précieuses sur leurs comportements en ligne.

La méthode Google consiste à essayer beaucoup de choses et en rater presque autant. Dans la courte vie de l’entreprise, ce sont des dizaines de services et produits qui ont ainsi été rangés au placard, sans état d’âme.

Ses dirigeants sont de fervents croyants de l’adage répandu dans la Silicon Valley : mieux vaut demander pardon que demander l’autorisation. Obsédés par l’idée d’être un jour emportés par une nouvelle vague technologique les cerveaux de Mountain View préfèrent sortir un produit vite, même s’il est imparfait, quitte à l’améliorer par la suite. Ou à changer de direction.

« Ils sont toujours à la recherche de nouvelles frontières et comme ils sont nés avec le Web, ils n’ont pas la contrainte de la compatibilité avec le passé, comme les acteurs traditionnels », observe Georges Nahon, président d’Orange Institute, basé dans la Silicon Valley. Pour garder toute son agilité, le mastodonte et ses 54 000 employés applique le concept du fail fast forward: échouer, comprendre vite les raisons de l’échec et aller de l’avant en ayant appris la leçon. Le meilleur remède contre la peur du risque

En s’aventurant sur de nouveaux territoires, Google veut aussi parer la concurrence d’acteurs puissants comme Facebook ou Amazon sur le marché publicitaire. « Ils cherchent de nouvelles sources de revenus », complète Georges Nahon. La vente de contenus – applications, musique, films… – ou de services cloud fait à présent partie du modèle commercial. Ce goût du risque et cette tendresse pour l’échec n’ont toutefois eu qu’un impact limité sur la diversification de son chiffre d’affaires qui restent concentré, à près de 90%, sur la publicité.

Google +

En juin 2011, le géant du Web, réplique à l’émergence des réseaux sociaux, dont Facebook, qui menace son modèle économique basé sur la publicité. Echec. La plateforme est éclaté en plusieurs service en mars 2015.

Google Glass

Lancé en avril 2012, le projet de lunettes connectées devait propulser l’humanité dans la réalité augmentée. Problèmes juridiques et difficultés techniques en cascade ont contraint le groupe reculer le 15 janvier dernier.

Google Reader

Ouvert au public en 2007, cet agrégateur de contenus a été parmi les plus populaires sur Internet. Google décide d’arrêter le service en juillet 2013, provoquant la colère de millions d’utilisateurs.

Google Wave

Lancée en 2009, la plate-forme Google Wave devait révolutionner le travail collaboratif, en permettant d’utiliser sur la même page un service d’e-mail, de messagerie instantanée, des widgets et des flux RSS. Résultat ? un produit si complexe que les gens n’y ont rien compris. Le service a arrêté d’être développé en 2010.

Jaiku

Avec Jaiku, Google avait inventé Foursquare… Avant Foursquare ! Jaiku, une start-up rachetée en 2007, n’a pas réussi à décoller Jaiku alors que Twitter, lui, engrangeait les centaines de millions d’abonnés. Google a stoppé le développement de Jaiku en 2009.

Google Answers

Lancé en 2002, Google Answers proposait un modèle économique simple: : l’auteur d’une question proposait une récompense financière à celui de la meilleure réponse. Les internautes ont préféré à Google Answers ses concurrents gratuits, comme Yahoo Answers. Le moteur a fermé ce service en 2006.

Google Catalogs

Lancé en 2001, ce service proposait aux internautes de consulter les pages de catalogues papier des pros de la VPC, scannés par Google. Mais le e-commerce va rendre inutile la consultation en ligne de catalogues papier. Google l’arrêtera en 2009.

Google Buzz

Ce réseau social intégré à Gmail a été critiqué dès son lancement en février 2010. La raison: la philosophie du service selon laquelle toute information doit être publique par défaut Buzz a notamment valu une class action à Google.

Google Dodgeball

Avec Dodgeball, rachetée en 2005, Google avait inventé Foursquare… avant Foursquare! Ce service permettait aux personnes situées dans une même zone de dialoguer par SMS. Google n’investit pas dans son développement et, en 2007, les deux fondateurs de Dodgeball quittent Google… L’un d’eux créera Foursquare.

Google Audio Ads

En 2006, le groupe lance Audio Ads, un service d’achat-vente d’espaces publicitaires sur les stations de radio. La crise économique de 2008 passe par là et, en 2009, Google annonce l’arrêt de ce service.

Gilles Fontaine
challenges.fr

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