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Les achats d’automobiles et d’équipements du logement bondissent

Les achats d’automobiles et d’équipements du logement bondissent

En février, les dépenses des ménages ont augmenté de 0,6% selon l’Insee. Sur un an, elles ont progressé de 1,8%.

Après avoir augmenté de 1,1% et de 1% en décembre et janvier, la consommation des ménages a progressé de 0,6% en février. Sur un an, elle affiche une hausse de 1,8%.

En attendant que la reprise de l’investissement se confirme, la consommation des ménages reste le principal moteur de la croissance tricolore. C’est le cas depuis le début des années 2000, période au cours de laquelle les entreprises ont commencé à sous-investir.

Reprise en vue dans l’immobilier et la construction ?

Si les achats d’automobiles augmentent sensiblement (+3,1% sur un an), les dépenses dans le domaine des équipements du logement explosent. Sur un an, elles signent un bond de 10,8%. Doit-on y voir un signe de la reprise du secteur de l’immobilier et de la construction ?

Sans surprise, la faiblesse actuelle des prix de l’énergie explique en grande partie cette résistance de la consommation. Selon l’institut Coe-Rexecode, le repli des prix de l’énergie a pesé à hauteur de 0,5 point sur l’inflation en 2015, ce qui représente une économie de l’ordre de 7 milliards d’euros pour les ménages. L’année dernière, le pouvoir d’achat a progressé de 1,7%, signant sa plus forte hausse depuis 2007.

En Allemagne, les ventes de détail bondissent

Cette résistance de la consommation n’est pas une exception française. De l’autre côté du Rhin, les ventes au détail ont fait un bond de 2% en février et de 5,4% sur un an selon Destatis, également stimulées par la faiblesse des prix de l’énergie mais aussi par une accélération des revenus.

Mais à la différence de l’Allemagne qui affiche régulièrement des excédents commerciaux – il s’est élevé à 248 milliards d’euros en 2015 -, cette progression des dépenses provoque le déséquilibre de la balance commerciale. Depuis 2003, la France affiche un taux de couverture négatif, les importations dépassant chaque année les exportations. L’année dernière, les Douanes ont enregistré un déficit commercial de 45,7 milliards d’euros.

Fabien Piliu
latribune.fr

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