dimanche 25 octobre 2020
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Les banques financent à hauteur de 40 % les activités commerciales en Afrique : Plaidoyer pour des mesures urgentes

Les banques financent à hauteur de 40 % les activités commerciales en Afrique : Plaidoyer pour des mesures urgentes

L’Afrique doit mettre en place des mesures urgentes pour stimuler le financement des activités commerciales et assurer leur relance à la suite de la pandémie de Covid-19. C’est la conclusion du dernier rapport sur le financement des échanges commerciaux publié conjointement par la Banque africaine de développement et la Banque africaine d’export-import (Afreximbank).

Selon ce rapport, seulement 40 % des activités commerciales en Afrique sont financées par l’intermédiaire des banques, une part qui s’avère nettement inférieure à la moyenne mondiale de 80 %. Aussi, le déficit de financement des activités commerciales, qui se situait à 81 milliards de dollars en 2019, reste trop élevé, estime l’analyse. Cette contrainte financière n’est qu’une partie des problèmes structurels qui entravent la capacité des banques à jouer efficacement leur rôle d’intermédiaire dans le financement des activités commerciales entre l’Afrique et le reste du monde, constate le rapport, qui souligne, par la même occasion, le rôle indispensable joué par les institutions de financement du développement dans le soutien du secteur. Dans ce contexte, l’enquête conclut également que les blocages involontaires liés à la réglementation constituent l’une des principales contraintes favorisant ces tendances.

Le rapport, intitulé «Le financement des activités commerciales en Afrique : tendances au cours de la dernière décennie et perspectives pour l’avenir», s’appuie sur deux enquêtes antérieures publiées en 2014 et 2017.
Il fait référence aussi à une enquête menée auprès de plus de 600 banques à vocation commerciale dans 49 pays d’Afrique sur la période 2011-2019. Tout en insistant sur la «nécessité et l’urgence d’une aide financière pour relancer les activités commerciales de la région», le rapport estime cependant que «le point positif est que les institutions de financement du développement (IFD), dont la Banque africaine de développement, jouent un rôle plus actif dans le soutien du secteur du financement des activités commerciales en Afrique». Entre 2015 et 2019, « plus de la moitié des banques opérant dans des activités de financement des activités commerciales ont reçu une aide des IFD pour le développement de leurs opérations. Cependant, cette aide des IFD est plutôt orientée vers des sous-régions et des intermédiaires financiers spécifiques, principalement des banques privées à capitaux étrangers», note le document.

Aussi, le rapport émet des recommandations «pour stimuler les offres de financement des activités commerciales en Afrique, notamment mieux sensibiliser à l’impact des contraintes réglementaires strictes pesant sur les intermédiaires du secteur et tenter de remédier aux disparités géographiques et institutionnelles de l’aide apportée par les IFD au secteur».  Selon des responsables à la Banque africaine de développement, «cette série de rapports est devenue le principal document de référence pour le secteur sur le continent». Ces mêmes responsables indiquent que les conclusions de ce rapport visent à «motiver des décideurs politiques et les experts du secteur pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies permettant de rendre le financement des activités commerciales plus accessible aux opérateurs africains, notamment les PME des États fragiles et les pays à faible revenu».

elmoudjahid

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