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Les banques kényanes ont supprimé plus de 1340 postes en 2016, et accélèrent la digitalisation de leurs services

Les banques kényanes ont supprimé plus de 1340 postes en 2016, et accélèrent la digitalisation de leurs services

11 banques commerciales opérant au Kenya, dont 5 qui sont cotées sur le Nairobi Securities Exchange, ont supprimé au moins 1340 poste de travail en 2016. Barclays Bank Kenya a été la dernière à annoncer des suppressions de postes sur cette période de référence (171 au total).

Kenya Commercial Bank qui a déjà réduit ses effectifs de 223 personnes en 2016, a récemment proposé à ceux de ses employés qui le souhaitent, une retraite anticipée. Standard Chartered Bank Kenya a supprimé 300 postes de travail et désormais encourage ses clients, à se tourner vers ses services digitalisés. Elle a aussi réduit le temps d’ouverture de ses agences en guise d’incitation à cette option.

La réduction des agences, c’est la solution choisie par les filiales locales des groupes bancaires panafricains Ecobank et Bank of Africa. Elles ont supprimé respectivement, 9 et 12 agences. Le sort des personnels qui y travaillaient n’est pas clair, et il est difficile de savoir, pour Ecobank, si la solution nigériane de réaffecter le personnel a été mise en œuvre au Kenya.

La palme d’or des réductions de postes revient à Equity Group, un des plus importants groupes financiers au Kenya. Ce dernier a supprimé 400 postes en 2016. On retrouve aussi des banques non cotées comme Sidian Bank (108 postes supprimés) et First Community Bank (106 postes supprimés). NIC Bank a connu la plus petite réduction des effectifs (seulement 32 postes). Par ailleurs des banques comme Family Bank et National Bank, n’ont pas donné de détails.

Cette réduction des postes de travail dans le secteur bancaire tient à deux choses selon les observateurs kényans. L’entrée en vigueur de la loi sur l’encadrement des taux d’intérêt, qui fixe un plancher de rémunération des dépôts, et surtout un plafond des intérêts à percevoir sur les prêts octroyés aux clients. A côté de cela, il y a la pression des opérations financières via le mobile qui imposent une concurrence efficace aux banques.

La stratégie axée sur la réduction du personnel est à suivre. Dans un paysage bancaire relativement saturé, les autorités kényanes viennent d’accorder une troisième licence de banque islamique à une institution de poids, la Dubaï Islamic Bank.

La publication des résultats du premier semestre de l’année 2017, permettra de jauger l’efficacité des mesures prises par ces banques.

Idriss Linge
agence ecofin

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