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Les banques sud-africaines mettront une pause à leur expansion africaine en 2016 selon Standard & Poor’s

Les banques sud-africaines mettront une pause à leur expansion africaine en 2016 selon Standard & Poor’s

Les banques sud-africaines devraient être moins enclines à effectuer des expansions en Afrique subsaharienne au cours de cette année 2016, ont fait remarquer des analystes de Standard & Poors. Plombées par un environnement difficile sur leur principal marché (Afrique du sud), les stratèges de ces entreprises financières sont actuellement, toujours selon S&P, dans une position défensive, et estiment moins attractive la conquête de nouvelles parts de marché dans la région.

L’analyse s’appuie sur le fait que ces banques pourraient manquer d’argent pour financer de nouvelles acquisitions, du fait de la pression exercée sur les marges par la hausse des créances douteuses. Une situation due au risque de défaut des ménages sud-africains, qui croulent sous le poids de la hausse des taux et une progression du chômage de près de 25%. Toute chose qui constitue désormais un casse-tête pour le système bancaire sud-africain.

Par ailleurs, les prêts accordés aux entreprises des autres secteurs pour s’offrir le juteux marché des infrastructures en Afrique du sud et soutenir les expansions en Afrique subsaharienne, sont aussi en train de reculer, toujours selon Standard & Poor’s. Dans ce contexte, l’agence américaine prévoit que les 10% de croissance moyenne des prêts accordés aux entreprises ces 5 dernières années vont très difficilement se répéter.

Les choses ne sont pas prêtes de s’améliorer. Les nouvelles prévisions du FMI sur le pays affichent un taux de croissance de seulement 0,3% en 2016, en raison d’un repli de la consommation (principal moteur de croissance), mais aussi de la production agricole durement frappée par la sécheresse et l’accès aux financements devenu difficile. Le reste de l’Afrique subsaharienne devra aussi se battre avec des prix du pétrole qui resteront bas au moins jusqu’en fin juin 2016, exerçant une importante pression sur les niveaux de croissance.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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