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Les bonus dans les banques de Wall Street repartent à la hausse

Les bonus dans les banques de Wall Street repartent à la hausse

L’enveloppe allouée aux bonus des banquiers a progressé l’an dernier de 2%, à près de 24 milliards de dollars

Est-ce encore un effet du « Trump bump » , cette vague d’optimisme un peu irrationnelle qui fait grimper les cours des grandes banques de Wall Street depuis le 8 novembre? Les premiers chiffres sur les bonus des banquiers, révélés par le contrôleur de l’Etat de New York mercredi, montrent en tout un changement d’ambiance dans l’industrie financière.

D’après ces chiffres, qui se fondent sur les données fiscales des intéressés, l’enveloppe allouée aux bonus des banquiers a progressé l’an dernier de 2 %, à près de 24 milliards de dollars. Pour la première fois depuis trois ans, elle repart donc à la hausse. Le bonus moyen s’est élevé à 138.210 dollars, un montant qui reste très en deçà de la grande époque pré-crise – en 2006, la moyenne des primes versées dépassait les 190.000 dollars – mais demeure huit fois plus élevé que le bonus moyen versé en 1987.

Bonne performance des activités de marché

Ce sont les bons résultats des banques américaines, notamment en fin d’année , qui ont dopé les primes annuelles. Le soutien inconditionnel des investisseurs envers le nouveau président américain a permis aux activités de marché des grands établissements de réaliser leurs meilleures performances depuis la crise, ce qui se retrouve au moins partiellement dans l’enveloppe allouée aux rémunérations variables.

L’industrie financière a aussi embauché, avec 3.800 créations de postes l’an dernier, portant le total des effectifs à son plus haut depuis la crise (177.000 personnes), a expliqué Thomas DiNapoli, le contrôleur de l’Etat de New York. « Le fait que la rentabilité s’améliore dans les banques est une bonne nouvelle, car elles rapportent une bonne partie des recettes fiscales de l’Etat et de la ville de New York », s’est-il félicité.

La nouvelle administration est pleine de promesses pour l’industrie financière. Donald Trump a promis de démanteler l’arsenal réglementaire péniblement mis en place après la crise par son prédécesseur. La loi Dodd Franck, en alourdissant les ­contraintes prudentielles pour les activités de marché, a rendu ces dernières nettement moins rentables.

ELSA CONESA
lesechos

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