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Les choix énergétiques du Québec coûtent 1,7G$ par année

Les choix énergétiques du Québec coûtent 1,7G$ par année

L’Institut économique de Montréal (IEDM) vient de publier une nouvelle étude qui tend à démontrer que les choix que fait le Québec en matière d’énergie coûtent très cher aux contribuables.

L’IEDM estime ainsi à 1,7G$ ces choix énergétiques, alors que l’État soutient de «coûteux projets réputés favorables à l’environnement, mais qui ont très peu d’impact».

Ainsi, l’IEDM a calculé qu’Hydro-Québec verse l’équivalent de 695M$ en subvention indirecte au secteur de l’énergie éolienne.

«Ceci équivaut à environ 200$ par ménage québécois, pour produire une minuscule portion de l’énergie de la province», soutient Youri Chassin, directeur de la recherche à l’IEDM et auteur de l’étude «Point sur les choix énergétiques du Québec».

L’IEDM souligne aussi que le programme d’électrification des transports personnels, qui offre une subvention pouvant atteindre 8000$ à l’achat d’un véhicule entièrement électrique ou hybride rechargeable, a coûté environ 22M$ l’an dernier. Ce montant est appelé à augmenter au cours des prochaines années, alors que l’institut de recherche a déjà mis en lumière le faible impact d’une telle mesure en termes de réduction des gaz à effet de serre.

L’exploration pétrolière

Si ces projets ont besoin d’être subventionnés, «en revanche, les projets d’exploration pétrolière n’ont pas à l’être, il suffit de les autoriser», plaide Bradley Doucet, coauteur de l’étude.

Prenant exemple de l’intérêt des entreprises privées pour développer les ressources pétrolières en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti, l’IEDM estime à 160M$ les redevances annuelles qui seraient versées dans le trésor québécois sur une période de 30 ans, en supposant que seulement 3% des réserves potentielles estimées seraient récupérables, à un cours du pétrole à 50$ le baril.

Dans un scénario plus réaliste, soit selon un cours du pétrole à 75$ le baril, les auteurs estiment que les redevances atteindraient 978M$ par année.

«En combinant les économies qu’entraîneraient l’abolition de subventions et les redevances générées par l’exploitation de nouvelles ressources pétrolières, cela représenterait 1,7G$ par année de plus pour le trésor québécois», affirme-t-on dans l’étude.

« En privilégiant des sources d’approvisionnement énergétique rentables et abondantes, non seulement les contribuables n’auraient pas à payer pour des initiatives qui ont souvent pour unique objectif de marquer des points politiques, mais en plus, l’État aurait plus de marge de manœuvre pour équilibrer son budget», a renchéri Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM.

argent.canoe.ca

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