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Les compagnies chinoises alimentent l’essor de l’immobilier en Afrique

Les compagnies chinoises alimentent l’essor de l’immobilier en Afrique

Les compagnies chinoises ont un impact positif sur le secteur immobilier en Afrique, a estimé le 5 avril un consultant immobilier de rayonnement international.

Peter Welborn, président de Knight Frank Africa, un cabinet de conseil international indépendant en immobilier, basé au Royaume-Uni, a déclaré à Xinhua à Nairobi que les investisseurs chinois apportaient leurs connaissances et leur expérience du travail dans les pays en développement.

“Les Chinois ont introduit des standards de construction qui améliorent progressivement la qualité des installations commerciales et résidentielles sur le continent”, a indiqué M. Welborn en marge du Sommet d’Afrique de l’Est sur l’immobilier.
Les investisseurs chinois procèdent à des études de faisabilité pour bien comprendre les risques avant d’investir dans des projets immobiliers, a observé M. Welborn. “En conséquence, ils ont souvent un taux de succès plus élevés dans leurs investissements dans le secteur immobilier”, a-t-il ajouté.

M. Welborn a observé que les investisseurs chinois avaient en général accès à des financements aux prix abordables pour entreprendre leurs projets immobiliers. “En conséquence, ils sont en mesure de répercuter cette économie sur les acheteurs des biens immobiliers sous la forme de prix plus bas”, a-t-il ajouté.
Knight Frank estime probable que l’appétit de la Chine pour le secteur immobilier africain augmente encore dans les cinq prochaines années.
Les acteurs chinois sont entrés sur le marché africain ces dernières décennies dans le cadre de projets d’infrastructures de grande ampleur, mais aujourd’hui ils s’imposent comme des acteurs importants du secteur immobilier, a observé M. Welborn.
Les infrastructures ont permis d’ouvrir des régions auparavant considérées comme reculées, a-t-il souligné.

“Ces infrastructures ont entraîné le développement d’un certain nombre de villes satellites autour des grandes villes, car les routes et les chemins de fer ont réduit les distances”, a-t-il ajouté.

Le Kenya, plus grande économique d’Afrique de l’Est, a de bonnes chances de devenir un poumon du développement immobilier en Afrique sub-saharienne. D’après le rapport 2017 de Knight Frank Africa, la capitale kenyane de Nairobi compte le deuxième plus important total de superficie au sol de biens immobiliers de boutique modernes en Afrique sub-saharienne, après l’Afrique du Sud.

“De plus, des plans ont déjà été finalisés pour la construction à Nairobi du plus grand bâtiment d’Afrique”, selon ce rapport.
L’étude indique qu’environ 300.000 mètres carrés d’espace commercial de bureau ont été mis sur le marché de Nairobi en 2016, contre 150.000 mètres carrés par an en moyenne ces dernières années.

Les conclusions de l’étude soulignent que l’augmentation des nouveaux bureaux de qualité à Nairobi est régulière tandis que cette ville s’impose comme le site privilégié pour les entreprises internationales souhaitant établir des pôles régionaux desservant la population de l’Afrique de l’Est, qui représente un total de 160 millions d’habitants.

Selon ce rapport, les marchés immobiliers de qualité d’Afrique ont enregistré des performances mitigées ces deux dernières années.
“D’une manière générale, les économies importatrices de matières premières ont dégagé de meilleures performances que les pays exportateurs de matières premières”, indique cette étude.

Le rapport montre également que la majorité des 35 villes de 30 pays analysées ont enregistré un recul des loyers de qualité dans le segment des bureaux, des boutiques et de l’industrie depuis 2015.
Actuellement, une partie importante de l’espace de boutique moderne reste en attente en Afrique sub-saharienne.

Par ailleurs, cette étude révèle également que les promoteurs commencent à viser des villes secondaires afin d’obtenir un avantage en tant que premier entrant sur ces marchés locaux.

F
china.org.cn

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