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Les deux groupes ont signé un partenariat au niveau mondial pour la fabrication et la vente des terminaux de la marque canadienne.

Les deux groupes ont signé un partenariat au niveau mondial pour la fabrication et la vente des terminaux de la marque canadienne.

Les deux groupes ont signé un partenariat au niveau mondial pour la fabrication et la vente des terminaux de la marque canadienne.

C’est une étape de plus dans la transformation de l’ancienne icône du mobile en éditeur de logiciels. BlackBerry a annoncé jeudi la signature d’un partenariat avec le chinois TCL, qui permettra à ce dernier de fabriquer et vendre des smartphones sous la marque canadienne. Les deux groupes se connaissent bien. Ils avaient déjà collaboré pour le lancement à l’été puis à l’automne des deux derniers smartphones BlackBerry, le DTEK50 et le DTEK60, qui tournent sous Android, le système d’exploitation mobile de Google. TCL exploite par ailleurs la marque Alcatel depuis 2005 et fait partie du top 10 des fabricants de smartphones dans le monde.

L’accord est effectif au niveau mondial, à l’exception de quelques pays – et non des moindres en termes de population – comme l’Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, le Nepal. Il ne sera pas appliqué non plus en Indonésie, où la marque est très populaire, car BlackBerry avait déjà signé un premier contrat de sous-traitance et de licence de marque avec la société PT Tiphone Mobile Indonesia . On peut imaginer que d’autres partenariats seront signés dans le futur avec des fabricants locaux, notamment sur un marché aussi grand que l’Inde.


Sécurité des objets connectés

Le deal avec TCL préserve l’avenir dans l’univers du mobile de la marque BlackBerry, qui reste mondialement connue malgré le déclin des ventes. Celui qui fut le numéro un du marché à la fin des années 2000 en pèse à peine 0,1 % désormais. Sous l’impulsion de son patron John Chen, nommé en 2013 pour tenter de sauver l’ancien canadien, Blackberry a progressivement mué vers l’univers des logiciels et des services. Incapable de redresser les comptes, le groupe a décidé en septembre dernier d’arrêter les frais et de confier le design et la production de ses terminaux à des sous-traitants.

BlackBerry ne quitte pas pour autant le monde du mobile. « Nous restons ancrés sur ce marché, mais nous nous concentrons exclusivement sur la partie logiciels », rappelait il y a quelques jours Marty Beard, le numéro deux du groupe, dans un entretien aux « Echos ». « Notre boulot c’est d’apporter de l’intelligence dans les téléphones. Et cela passe par le logiciel ». Les téléphones fabriqués par TCL embarqueront par défaut des solutions de sécurité BlackBerry. La firme basée à Waterloo ne compte pas s’arrêter aux seuls smartphones. Son ambition est d’apporter de la sécurité à l’ensemble des objets connectés. Elle vient de regrouper tous ses produits sous une seule et même plate-forme logicielle, baptisée « BlackBerry Secure ». Le marché peut être porteur alors que les problèmes de piratage deviennent récurrents dans l’Internet des objets.

Romain Gueugneau
lesechos

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