vendredi 07 mai 2021
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Les difficultés des producteurs risquent de maintenir haut les prix du minerai de fer

Les difficultés des producteurs risquent de maintenir haut les prix du minerai de fer

Le minerai de fer a vécu une belle année sur les marchés l’année dernière et cette tendance se poursuit depuis janvier 2021. Si certains analystes ont d’abord pensé à une bulle spéculative, les derniers résultats opérationnels des géants miniers laissent penser que cette hausse peut être durable.

Le mois d’avril est la période habituelle où les compagnies minières publient leurs bilans d’activité du premier trimestre. Ceux présentés ces derniers jours par plusieurs producteurs de fer révèlent une légère baisse de la production ainsi que des difficultés logistiques. Conjuguée à la forte demande, cette situation risque de maintenir les prix du minerai dans les sommets qu’ils ont déjà atteints.

Rio Tinto a ainsi enregistré une production de 76,4 millions de tonnes de minerai de fer, en baisse de 2 % et 11 %, respectivement en glissement annuel et trimestriel. Les expéditions ont néanmoins augmenté de 7 % en glissement annuel pour atteindre 77,8 millions de tonnes, mais cela représente dans le même temps une baisse de 12 % en glissement trimestriel.

Le géant australien explique cette contre-performance par la disponibilité de la main-d’œuvre et la météo avec notamment l’impact du cyclone tropical Seroja sur les opérations à la mine Pilbara et au port. Chez le géant brésilien Vale, la production de minerai de fer a également baissé de 19,5 % en glissement trimestriel pour atteindre 68 millions de tonnes fin mars, en raison là aussi de problèmes météorologiques. Il faut souligner que BHP affiche aussi une production de 59,9 millions de tonnes, en baisse de 4 % en glissement trimestriel.

Risque de hausse des prix du minerai de fer

Dans le même temps, le prix du minerai de fer a bondi lundi 19 avril pour atteindre 180 $ la tonne, son plus haut niveau depuis mai 2011. Cette hausse fait suite à des informations faisant état d’une hausse de 19 % en glissement annuel de la production chinoise d’acier brut au mois de mars. Cela signifie en effet que la consommation de minerai de fer augmente aussi, et ce n’est donc pas le moment pour une baisse de la production minière.

« Le marché étant relativement tendu en ce moment, il considérera certainement tout manquement aux orientations actuelles [de production Ndlr] comme relativement positif pour le prix », explique Daniel Hynes, stratège principal en matières premières chez ANZ Banking Group, dans des propos relayés par Bloomberg.

Si les géants mondiaux Vale et Rio n’ont pour le moment indiqué aucun changement de cap en ce qui concerne leurs prévisions de production, leurs déclarations seront désormais scrutées avec attention par le marché. Pour rappel, Rio Tinto veut produire jusqu’à 340 millions de tonnes cette année, alors que Vale vise 312 à 335 millions de tonnes.

 

Agence Ecofin

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