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Les entreprises françaises souhaitent obtenir des garanties pour investir au Zimbabwe

Les entreprises françaises souhaitent obtenir des garanties pour investir au Zimbabwe

Une délégation de douze chefs d’entreprises françaises en visite au Zimbabwe a exhorté, le 28 janvier, les autorités locales à créer des conditions favorables aux investissements dans ce pays d’Afrique australe dont l’économie peine à remonter la pente depuis la crise consécutive à la politique d’indigénisation mené par le pouvoir.

«Nous voulons investir au Zimbabwe, mais nous voulons nous assurer que nous pouvons entreprendre des choses ensemble sur le long terme », a indiqué à l’AFP Gérard Wolf, vice-président du comité Afrique du Medef International, la branche dédiée au soutien des investissements à l’étranger du patronat français.

«Les entreprises françaises sont convaincues du potentiel économique du Zimbabwe et des opportunités d’investissement. Elles ont l’expertise technologique et la capacité de diriger, intégrer et participer avec des partenaires locaux et internationaux aux nombreux projets envisagés dans le pays dans un proche avenir», a-t-il ajouté.

La délégation du patronat français comprend notamment des dirigeants d’entreprises opérant dans la finance, les technologies de la communication, l’agro-alimentaire et l’énergie, dont Alstom, Bureau Veritas, Eutelsat et Vinci Construction.

Durant leur visite qui s’étale sur trois jours, ces patrons devraient rencontrer des officiels et des hommes d’affaires zimbabwéens. Selon le Medef International, «l’économie zimbabwéenne présente un des potentiels les plus importants en Afrique australe même si elle demeure fragile». Parmi les atouts du Zimbabwe, figure notamment le bon niveau d’éducation des populations.

L’économie zimbabwéenne a été fortement anémiée depuis le début des années 2000 par la fuite des investisseurs dans le sillage de la redistribution des terres des fermiers blancs à des amis du régime ou à des fermiers noirs n’ayant par les connaissances techniques adéquates, et de l’adoption d’une loi dite «d’indigénisation» qui oblige les entreprises étrangères à céder une participation majoritaire dans leurs filiales zimbabwéennes à des partenaires locaux.

agenceecofin.com

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