jeudi 24 septembre 2020
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Les incohérences américaines en Afrique

Les incohérences américaines en Afrique

Pour le « Financial Times », les Américains doivent avoir une politique cohérente en Afrique, et non se contenter de critiques envers la Chine.


Mike Pompeo a choisi  Addis-Abeba, dernière étape d’une tournée en Afrique – et qui l’aura conduit du 15 au 19 février, avant l’Ethiopie, au Sénégal et en Angola -, pour lancer ses critiques contre la Chine. « Les pays doivent être sur leurs gardes face aux régimes autoritaires et à leurs promesses vides », a dit  le secrétaire d’Etat. Des pays qui, selon lui, apportent la corruption, la dépendance, et qui n’emploient ni ne forment les personnes locales. Ces déclarationsconfortent le point de vue que  les Américains voient l’Afrique comme un simple terrain de rivalités entre grandes puissances. Certes, concède le « Financial Times », la Chine peut être coupable de flatter les dictatures et de fermer les yeux sur la corruption. « Mais les Etats-Unis, surtout avec Donald Trump, sont rarement considérés comme des parangons de vertu démocratique et de protection de l’environnement. » Sans oublier que les entreprises chinoises font travailler autant d’Africains que leurs rivales occidentales, et que les appels des Etats-Unis à tourner le dos à Huawei étonnent les gouvernements africains, « dans la mesure où il n’y a pas d’alternative ». Les Etats-Unis, en outre, envisagent de réduire leurs forces militaires au Sahel. La première puissance mondiale ne manque cependant pas d’atouts à offrir : le plan de lutte contre l’épidémie de sida lancé par George W. Bush a été une réussite, et Trump a finalement décidé de  ne pas réduire l’aide financière publique au continent. Mais Washington devrait faire plus pour encourager ses entreprises à s’installer en Afrique, ou encore pour aider au développement du capital-risque. Toujours est-il que critiquer la Chine ne servira qu’à une chose : réduire encore plus l’influence américaine en Afrique.

lesechos

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